Je suis Alex Lauzon

14/02/2020
à 16h00

14 février 2020, Montréal
en beeroclock pour 2018

La St-Valentin tombe un beeroclock cette année. Bisous! Bisous!

37 beeroclock en 2018. On dirait bien que j’ai de plus en plus de temps devant moi...

19 janvier 2018, à 16:03
Un Tide Pod dans ma pinte, hop! le verre est tout propre à la dernière gorgée.

2 mars 2018, à 16:03
Ce n’est pas tout de boire, il faut boire à temps.

9 mars 2018, à 15:54
Smell that? You smell that? Malt, son. I love the smell of malt in the evening. The smell, you know that hops smell, the whole pint. Smell like... victory.

16 mars 2018, à 15:49
Pendant 4 semaines, j'ai essayé de faire ma SAQ avec un budget de 210$. Maaaaaann. C'est vraiment though.

30 mars 2018 16 h 34
Si la vie n’est qu’un passage, pendant ce passage au moins, buvons des pintes.

20 avr. 2018 16 h 36
Pints in the mirror are closer than they appear.

27 avr. 2018 16 h 30
Contrôle de qualité d’une terrasse sur Notre-Dame. Voyons voir s’ils sont wydiwyg*
*what you drink is what you get.

4 mai 2018 16 h 41
Tsé la fois où tu te dis «Bon! Cette semaine, pas de beeroclock, ça va faire d'avoir l'air d'un soûlon.» Bin c’est pas cette fois-là.

11 mai 2018 16 h 41
Si le col te fait, bois-le.

18 mai 2018 15 h 47
Hé. Laurel ou Yanny là, ça me fait un peu virer fou comme hallucination auditive. J'ai beau l'écouter en boucle, tout ce que j'entend, c'est: «pschiiittt!»

25 mai 2018 15 h 43
Tel les nombreux services webs vous bombardant depuis les dernières semaines, nous tenons à vous aviser de la mise à jour de notre politique de confidentialité pour le beeroclock. Ainsi, dorénavant, nous n’espionnerons plus vos consommations sans votre consentement (mais continuerons allègrement toutes nos autres activités non découvertes à ce jour).

1 juin 2018 16 h 05
Tsé là, la fois où tu te dis «Wouain, la fin de semaine a passé vite en maudit». Bin c’est pas cette fois-là.

8 juin 2018 15 h 51
Pints will be pints.

15 juin 2018 15 h 23
Ainsi furent achevés le code et l’api et tout leur déploiement en production. Le vendredi, Alex ayant achevé l’œuvre qu'il avait faite. Il se reposa. Et Alex bénit le vendredi. Il en fit un jour sacré parce que, ce jour-là, à l’heure dorée, il s'était reposé, une pinte à la main, de toute l'œuvre de création qu'il avait faite.

22 juin 2018 16 h 04
Constate avec une certaine nostalgie que l'avénement du cellulaire intelligent a eu un impact majeur sur le nombre de blagues gratifiées sur les panneaux d'une cabine de toilette.

30 juin 2018 09 h 23
On ne peut empêcher une bière de mousser.

13 juill. 2018 16 h 00
Beeroclock is coming at a beer dispenser near you.

20 juill. 2018 15 h 58
L'essentiel
Pinte après pinte
C'est le col au bord d’un verre qui descend bien.

27 juill. 2018 16 h 12
Il ne faut pas boire la pinte de broue avant de l'avoir versée.

3 août 2018 15 h 41
I saw her drinking there
All you need is beer
Twist and cheers
Beers we drank today
You've got to hide your pint away
You’re going to lose that beer
With a little pint from my friends
Being for the benefit of Mr. Keg!
A beer in the life
I want to hold your pint

10 août 2018 15 h 36
C'est quoi la différence entre une pinte et un péquiste?
La pinte me saoule moins.
Ou, tous les deux sont maintenant complètement vides.
Ou, le péquiste dépasse facilement 200 en indice d'amertume.

17 août 2018 16 h 18
Et hop! un autre combat entre le bien et le malt.

24 août 2018 15 h 57
Fasten your pint.

1 sept. 2018 12 h 12
À la Microbrasserie Au Frontibus, j'ai chanté sur l’air de la p’tite grenouille: «j’en ai vidé des gaspééésiiennneeeeuuh!»

7 sept. 2018 16 h 05
Selon une estimation, Internet génère un million de tonnes de CO2 à tous les jours. Sois vert. Ne gaspille pas. Déconnecte-toi, arrête de t’indigner à propos de rien su’l’web. Sors ta vieille dactylo, écris un poème et bois une pinte.

14 sept. 2018 15 h 52
Comme dans tellement d’autres domaines, le Québec est en retard sur l’Ontario en ce qui concerne le prix de la bière. Je suis surpris de ne pas en avoir entendu parler pendant le débat. C’est pourtant un enjeu essentiel.

21 sept. 2018 16 h 04
C’est subtil, oui, mais il y a une fine ligne entre un numérateur et un dénominateur.

28 sept. 2018 15 h 49
L’an dernier, Gilles Duceppe, lors de sa sortie anti-Plante, est passé de héros à zéro pour moi. À ce moment, il a rejoint Lise Payette et Janette Bertrand dans ce groupe de gens qui ont beaucoup fait avancer le Québec avant de passer directement et sans escales dans la gang des croûtons. Cette année, avec sa sortie anti-Massé, il devient le chef suprême de cette belle bande et je lui lève ma pinte en lui recommandant d'aller se coucher s’il est fatigué.

1 oct. 2018 23 h 56
Bon. Faque là. L’Ontario a gagné. Puis-je avoir ma bière à 1$ siouplait?

19 oct. 2018 17 h 51
Puisque l’orge sera de moins en moins cultivé à cause des changements climatiques, le #beeroclock se fera dorénavant en boucane. #potoclock

9 nov. 2018 15 h 46
J’ai signé le pacte. Et je vais faire comme tout le monde; c’est-à-dire changer et faire attention. Ainsi, dorénavant, le beeroclock aura lieu juste les vendredis en fin de journée.

16 nov. 2018 16 h 06
Ça y’est, je me suis fait un premier brassin. Je l’appelle la pinte de Schrödinger, car elle est à la fois dans mon verre et dans mon bedon.

23 nov. 2018 15 h 44
Ne demandez pas ce que votre pinte peut faire pour vous. Demandez plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pinte.

30 nov. 2018 16 h 00
So much booze, so little pint.

7 déc. 2018 15 h 48
Il y a des aspects positifs au fait que l’humanité coure à sa perte; ça la garde en forme et elle ne pollue pas pendant qu’elle le fait.

14 déc. 2018 15 h 35
Je pense qu’Instagram ne répond plus. Je croise des gens qui se promènent dans la rue avec leur sapin de Noël décoré en criant des mots-clics.

21 déc. 2018 15 h 05
Tout ce qui est susceptible de se boire se boira.

07/02/2020
à 15h22

7 février 2020, Montréal
en beeroclock pour 2017

2017 fût productif.

6 janvier 2017, à 15:29
Je me fous des faits ou de la vérité, mon impression passe en premier. Et elle me dit qu'il est 17h en ce moment.

20 janvier 2017, à 16:43
Une broue levée bien haute pour souligner la fin du 2e mandat du Président Obama. Make America Drink Again.

27 janvier 2017, à 15:51
Si vous prenez une pinte (ou deux), assurez-vous de ne pas faire de cheval, une commotion cérébrale est si vite arrivée.

3 février 2017, à 17:00
Je déclare un moratoire sur les nouvelles concernant Trump. On va tous virer fou si on garde le rythme...

17 février 2017, à 17:24
Fait un regard Ivanka à ma pinte.

24 février 2017, à 15:49
Le météo me rappelle que je chanterai bientôt «smells like v-twin spirit» sur une route près de chez vous.

3 mars 2017, à 16:01
Un verre pour toutes les féministes qui prennent la parole publiquement. Hé misère. Vous avez une méchante force de caractère. Ne lâchez pas.

10 mars 2017, à 15:02
Tout va vraiment trop vite côté partage de nouvelles (quand on peut affirmer que s'en est vraiment une...). Avant de partager le gars en entrevue à la BBC en le jugeant, en rigolant de lui, en jugeant ceux qui le jugent, insérez ici une boucle infinie, allons donc prendre une marche ou encore mieux, ouvrons donc une bonne broue. Après, ça devient drôlement moins important comme anecdote. Pis en bonus, ça fait moins de bruit. Je sais, je suis conscient de participer au bruit en publiant ceci. J'ai une bonne raison: c'est le #beeroclock. Un statut, deux coups.

17 mars 2017, à 19:02
Je tiens à présenter mes excuses aux Québécoises et Québécois car mon subalterne a failli à la lourde tâche de me rappeler de déclencher l'opération d'urgence Cinq cassettes dès 16h aujourd'hui. Je lui donne son 4% aussitôt qu'il débouche ma bière. Il y aura un post-mortem à ce sujet. C'est pas une promesse d'ivrogne.

24 mars 2017, à 15:43
Fakenews! Ceci n'est pas un #beeroclock

31 mars 2017, à 16:47
Ça ne prend pas la bière la plus froide de la caisse pour comprendre que c'est le #beeroclock.

7 avril 2017, à 16:35
Skype is the limit.

21 avril 2017, à 16:29
Il y a pire que la haine; Il y a la carence en malt fermenté.

5 mai 2017, à 16:10
Oui bon d'accord, c'est pas nous qui avons inventé la broue, mais on la fait vraiment bien mousser.

19 mai 2017, à 16:23
Cette température est fièrement commanditée par la ville de San Francisco.

26 mai 2017, à 15:24
Je suis plutôt chanceux de ne pas être un employé du Politburo. Je peux dire des choses vraies: c'est le #beeroclock.

2 juin 2017, à 17:32
«Malgré la pinte constamment amère covfefe»

16 juin 2017, à 15:56
Parce que tout bonne chose a une fin, l’aventure Fin Finaud en tant qu’employé se termine aujourd’hui pour moi. Alors, à moins d’une offre d’emploi tout aussi amusante que celle faite par Maxime et Sylvain l’an dernier, je redémarre la machine «avec pas de paye aux deux semaines». Donc, dîtes «OK» à Deux cent (http://www.deuxcent.com). C’est quoi Deux cent? Je ne sais pas encore exactement mais là, gestion des priorités oblige, je m’ouvre une bière à la santé des belles opportunités devant moi. Ça me donnera le temps d’y réfléchir. En attendant, longue vie à la Casserole Nova et merci à toute l'équipe de Fin Finaud!

30 juin 2017, à 17:12
«C'est pas la grosseur de la pinte qui compte, c'est le swing du malt.»

7 juillet 2017, à 15:46
Voyage au bout de la pinte.

14 juillet 2017, à 14:40
Rutilante arrête seulement pour de l'essence. Moi aussi.

21 juillet 2017, à 15:07
Le malt est lent mais la pinte est patiente.

1 septembre 2017, à 16:49
Plein d'essence au pied de la Cabot Trail. Ça se passe demain, pluie pas pluie, je la roule.

8 décembre 2017, à 16:54
«Moi, mon jeune, j'ai connu le bon vieux temps où le hashtag était un simple trou sur la roulette du téléphone.»

22 décembre 2017, à 15:01
Hier, j'ai lancé un projet kickstarter pour ouvrir une microbrasserie virtuelle, la Beercoin. La bière sera brassée exclusivement avec du houblon Blockchain. Le financement a été atteint en 0,08 seconde. Époque formidable.

29 décembre 2017, à 13:05
«Moi, mon jeune, j'ai connu le bon vieux temps où on n'avait pas plusieurs choix pour aimer un statut Facebook.»

31/01/2020
à 16h00

31 janvier 2020, Montréal
en beeroclock pour 2016

Bin voilà. Les beeroclock de 2016.

29 janvier 2016, à 15:51
Vient d'être nommé Ministre du développement durable du houblon et du malt, Ministre responsable de la région du bedon et du soutien à la bonne levée du coude.

19 février 2016, à 16:07
J'ai le syndrome de la pinte blanche.

24 mars 2016, à 16:20
Je viens de régler une problématique avec mon verre. Y'avait de l'eau dedans et maintenant, y'a d'la bière. Au niveau de changer un paradigme, dans le fond, impossible de faire mieux.

1 avril 2016, à 17:10
Faque. Beeroclock en thème «La vie la vie». Je suis maintenant à Verdun. Rosemont, ce fût bin l'fun pis toutte mais comme on dit, aussi bien être seul que mal accompagné.

15 avril 2016, à 15:45
Work hard, drink hard.

6 mai 2016, à 16:52
Bon faque là, comme ça, je n'ai jamais autant blogué dans ma tête que depuis les dernières semaines. En attendant, c'est le temps d'une bièreeuhbièreeuhbière, swing la foublonne dans'l'fond de la boite à bois.

13 mai 2016, à 16:35
Je lève mon verre à tous les tatas qui promènent leurs chiens (laisse en «Y» pis toutte) en faisant de la planche à roulette sur la piste cyclable. Ahhh pis aussi à tous ceux qui marchent, deux de large, sur la piste cyclable.

19 mai 2016, à 14:18
Je n’ai jamais bu avant 17h. Sauf une fois au chalet.

27 mai 2016, à 17:02
Fait beau, fait bon, et surtout, fait terriblement simple, léger, bébé fafa. Puis le hasard de la liste de musique offre Sophie Hunger dans une reprise plus grande que l'originale. Faut le faire. Tout ça te débute une fin de semaine en beauté. Yep.

Je n’ai pas peur de la route
Faudra voir, faut qu’on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien
Le vent nous portera.

3 juin 2016, à 16:43
Bière qui roule amasse pas mal de mousse.

17 juin 2016, à 16:52
Comme une certaine pirate, je sors du placard: nope, je suis pas binaire et mon orientation ne rentre pas dans de petites cases. C'est pas aussi simple que blanche ou noire. Nooooon. Y'a aussi les rousses, les blondes, les belges, les françaises, les anglaises, les américaines, porters, pislners et autres lagers.

5 août 2016, à 16:37
Je lève mon verre à ce moment historique: pour la première fois, cette semaine, les 5 premières entreprises à la bourse américaine étaient des technos: Apple, Alphabet, Microsoft, Amazon et Facebook. Bon, ok, ok, le véritable moment historique digne de mention est que je change de boulot à la fin du mois. Vous m'avez eu encore une fois.

12 août 2016, à 17:13
FB, j'ai suivi le meme correctement? Le 12 août, j'achète une bière québécoise pis je m'en vante icitte, c'est bin ça? Ou bin si c'était un fromage québécois? Parce qu'on mange ça ce soir, en fondue pis toutte, avec du pain québécois pis des rattes québécoises pis des tomates de mes bacs. Pis pour dessert, y'a une énorme tarte québécoise de chez Rustique. Mais tout ça, je fais ça juste le 12 août, pour le restant de l'année, y'a Netflix pis Uber.

19 août 2016, à 15:00
«You're drinking.» «Says who?» «The beers.» «Which beers?» «All of them.»

14 octobre 2016, à 17:04
Je ne suis pas aussi timide/snob que Bob alors je vais prendre le temps de remercier l’Académie royale des sciences pour la création d'un nouveau prix Nobel de la bière. Et de me l'avoir décerné bien évidemment. Je vais utiliser la bourse pour tester autant de variétés que possible.

11 novembre 2016, à 16:08
Make beeroclock great again.

25 novembre 2016, à 15:57
Pour le vendredi fou, Lisée vous offre la charte des valeurs à 60% de rabais. M’a aller prendre une ’tite bière moi là.

24/01/2020
à 16h00

24 janvier 2020, Montréal
en beeroclock pour 2015

Archives des beeroclock, troisième partie. J’ai été un peu plus saoul que 2014 si je me fie au nombre plus élevé de publications.

9 janvier 2015, à 16:25
Cette semaine, paraphrasons notre cher Premier Ministre Couillard: parfois, vaut mieux être saouls que cons.

20 février 2015, à 17:05
Fouille à nu respectueusement sa pinte de bière.

27 février 2015, à 16:18
In a New-York pint of mind.

6 mars 2015, à 15:52
Je n'arrive pas à voir si la robe de ma bière est blonde, blanche, ambrée ou noire. Fuck it, je la bois pareil.

13 mars 2015, à 15:39
cervisia diem: boit la bière présente sans te soucier du lendemain de veille.

27 mars 2015, à 15:42
There's a pint for that.

3 avril 2015, à 14:41
Trois Blanches pour les elfes Sept Rousses pour les nains Neuf Blondes pour les hommes Une Noire pour les trouver Une Stout pour les amener tous Et dans la taverne les enivrer.

8 avril 2015, à 09:10
Pour suivre la tendance et déclarer ce qu’on fera vendredi, j’annonce qu’en après-midi je callerai le #beeroclock (sans nécessairement avoir un verre de bière à portée de bouche) et qu’en soirée, Salon du Livre oblige, je lirai attentivement le menu du Joe Beef. Hep.

10 avril 2015, à 15:55
Le 10 avril 1973 vers 11h00, je fus Alex Lauzon pour un premier respir d'abord, puis pour le restant de ma vie. Hé, méchant fardeau hin. Mouah! Je lève ma pinte de bière à ma mère, qui malgré m'avoir accouché facilement (Je la cite: «comme un pet»), a eu la dure tâche de me porter puis de me mettre au monde. Merci maman.

17 avril 2015, à 15:21
If you can drink it in NY, you can drink it anywhere.

12 juin 2015, à 17:31
Moi qui pensait qu'une montre me permettrait de ne plus oublier de caller la bière à 16h.

14 août 2015, à 17:39
14 août, journée nationale de la bière québécoise. Achète-toi aussi une bière québécoise afin de lui montrer, une fois par an, comment tu l'aimes. Pis le restant de l'année, continue d'acheter de la Pabst Ribbon. Et surtout, publie-le ici afin de montrer à ton fil comment tu es une personne conscientisée.

4 septembre 2015, à 17:31
À chaque verre suffit sa bière.

11 septembre 2015, à 17:31
À bière donnée, on ne regarde pas la broue.

25 septembre 2015, à 16:32
Je ne suis pas alcoolique mais... #ohwait

2 octobre 2015, à 16:03
Esquisse la question de pourquoi le verre n’est pas en train d’être la bière que les gens à travers le monde ont toujours vu le verre comme étant. #vivreenfrançaisselonjustintrudeau

9 octobre 2015, à 05:21
Un peu tôt pour caller le verre de bière, mais il est 16h20 ici. Tu sais, c'est vrai quand on dit qu'il est 17h kekpart.

23 octobre 2015, à 05:18
Que Trudeau soit sexy ou pas, m'en tappe la couille gauche. La pinte de bière devant moi est drôlement plus sexy.

30 octobre 2015, à 05:14
Jakarta, ch'us vraiment, mais vraiment là, tanné d'avoir le dos et le boxer complètement trempés de sueur. Voilà, c'est dit. Heureusement que c'est mon beeroclock icitte pis que dans environ 12 heures, j'aurai le cul dans l'avion. Calvince que je ne m'ennuierai pas de l'humidité.

6 novembre 2015, à 16:45
Il ne faut pas toujours caller la bière, parfois il faut la boire.

17/01/2020
à 16h00

17 janvier 2020, Montréal
en beeroclock pour 2014

Et hop! Je continue le dépoussiérage d'archives. Cette fois, c'est pour 2014, une petite année finalement.

24 janvier 2014, à 16:02
Chiâleurs gonna chiâlent.

4 avril 2014, à 17:25
Une bière ne fait pas la vingt-quatre.

20 juin 2014, à 16:51
Beer there, drank that.

1 août 2014, à 16:37
Comme Lise Thibault, je lis vos statuts non pas tel un simple citoyen mais plutôt comme un chef d’état.

15 août 2014, à 16:15
Cet homme regarda l’heure et vu qu’il était 16h00. Ce qui arriva ensuite vous fera pleurer aux larmes.

22 août 2014, à 15:50
Je viens de couper dans le budget livres pour en mettre davantage dans le budget bières. Le ministre Bolduc pense que je n'en mourrai pas.

3 octobre 2014, à 17:42
keep calm and beer o'clock.

17 octobre 2014, à 17:25
Syndrome du statut blanc.

7 novembre 2014, à 16:57
On m’avise qu’il reste moins d’un quartile à ma bière… Je ne sais pas ce que ça veut dire alors je ne prends pas de chance et je m’en ouvre une autre bin pleine. Pas cultivé le mec mais pas fou non plus hin.

5 décembre 2014, à 15:56
Drink against the machine.

12 décembre 2014, à 17:36
La drédrette austère se relâche. Ça doit bien faire une semaine que personne n'a proposé la privatisation de la SAQ. M'a prendre une bière à ça.

10/01/2020
à 16h00

10 janvier 2020, Montréal en
beeroclock de 2009 à 2013

Ça fait longtemps que je veux sortir de Facebook les appels au beeroclock que je fais souvent les vendredis vers 16h. Une première étape serait donc de les archiver ici. Un billet de blogue par année en commençant par 2009. Sauf que là, en 2009, j'en ai publié seulement un... Alors j'ajoute 2013 aussi car oui, ça m'a ensuite pris plus de 4 ans avant d'en publier un 2e et c'est à partir de ce moment que j'ai pris l'habitude de le faire dès que j'avais une bonne idée.

Donc, en 2009:

20 janvier 2009, à 11:41
Moi, j'aime mieux «Yes Week-end!»

Puis en 2013:

26 avril 2013, à 17:24
Veni vidi vini.

17 mai 2013, à 17:26
La citation de la semaine va à M. Coderre: «Montréal a besoin de dynamisme et de fluidité» Hé, Exactement comme mon bras et ma gorge.

31 mai 2013, à 16:01
Tsé là, la fois où tu te dis «Wouain, la fin de semaine a passé vite en maudit». Bin c'est pas cette fois-là.

7 juin 2013, à 15:43
Dont drink and vaguebook.

14 juin 2013, à 16:01
Une bière vaut mieux que deux Tequilas.

28 juin 2013, à 15:51
Courir 10 km. Done.
Finaliser la mise à jour de ses papiers financiers. Done.
Faire le ménage de tout l'appart. Done.
Passer la journée sans chialer une seule fois. Done.

Trouver 4 menteries pour le beeroclock. Done.

5 juillet 2013, à 16:01
Pourquoi faire sa propre bière alors qu'ils se fendent le cul pour en vendre au magasin?

12 juillet 2013, à 17:09
Publiera cet automne un roman qui s’intitule «Voyage au bout du 5 à 7».

20 juillet 2013, à 18:48
Drinkin' in L. A.

26 juillet 2013, à 17:07
Salmigondis du jour: «Rien et tout à la fois se retrouve au niveau de la problématique de configuration du changement de paradigme qui lui-même possèdera une interrogation de la recherche initiale fondée sur la présomption d'une conclusion hasardeuse trouvant son origine dans sa propre boucle infinie».

2 août 2013, à 15:32
Derrière chaque grand homme, il y a une bière.

9 août 2013, à 16:10
On est tous le statut con de quelqu'un. I'll drink to that.

16 août 2013, à 16:08
Le brassin «Coderre»: À l'odorat, on a des effluves de pneus s'usant sur le bitume. En bouche, ça débute par une touche racoleuse et mielleuse qui appuie parfaitement les calories vides. En finale, une amertume soutenue par un houblon rétrograde.

23 août 2013, à 15:58
Ça fait plus de 10 ans que j'y travaille: je viens de terminer de visiter chaque lien disponible sur la Toile. M'a me prendre une 'tite bière là.

30 août 2013, à 16:13
Rien ne crée, rien ne se perd, tout se boit.

6 septembre 2013, à 16:06
Je pense donc je bois.

13 septembre 2013, à 16:04
Lève son verre de bière avec col ostentatoire en l'honneur de Maria Mourani.

20 septembre 2013, à 16:12
S'en va se chercher de la bière en ville sans sa voiture pour ne pas trop bousculer les habitudes des gens.

27 septembre 2013, à 15:56
Toi, ta bière, tu l'aimes traditionnelle ou crémeuse?

4 octobre 2013, à 16:10
On s'amuse au 17h@19h Lauzon aujourd'hui. On s'est acheté un beau plateau Ouija pis on va tenter de connaître l'opinion de René, la première belle-mère du PQ, à propos de la charte. Par la suite, si on est pas encore saoulé bin raide par tant d'expérience Hasbro™, on va demander à Madeleine Parent ce qu'elle pense de l'humour de Michel Beaudry.

18 octobre 2013, à 16:01
Qui vivra boira.

25 octobre 2013, à 15:51
Les gars boivent, la Coors van passe.

1 novembre 2013, à 16:23
Drette là, je pars une Google Wave pour un p'tit 5@7 su’l web. T’embarque-tu?

8 novembre 2013, à 16:43
Fais une bière deux glous.

15 novembre 2013, à 16:47
Quand on pointe la bière du doigt, l'imbécile regarde le doigt.

02/01/2020
à 22h22

2 janvier 2020, Montréal
déjà éco-anxieuse. Ça promet...

Vu: The Beguilded. Colin et Nicole sont vraiment fascinants (je ne trouve pas de meilleur terme) dans ce film. Le jeu de séduction entre le caporal et les filles / femmes est vraiment bien fait. Très bon moment.

Écouté en rafale et adoré chaque minute: Les épisodes de la baladodiffusion «Pourquoi Julie?» d'Émilie Perreault. Superbe, tout simplement. Sans être un fan de la discographie de Julie Masse, j'ai toujours admiré sa, quoi? Québécitude? Pour moi, Julie provient du même moule qu'Andrée Lachapelle. De l'élégance dans la simplicité. Émilie a fait un travail magnifique et le tout s'écoute comme du bonbon.

Vu: The last days of disco. Vieux film datant de l'ère pré-bogue de l’an 2000. Wow, les dialogues de l'époque, de toute beauté comment c'est poche! Voir une jeune et jolie (bin, bon, wouain, elle est encore et toujours belle, bien sûr) Kate Beckinsale danser fût un bon moment nostalgique. Ça m'a rappelé les soirées dans les bars du plateau / Mile-End à la même époque.

31/12/2019
à 19h47

31 décembre 2019, Montréal avec qui on
reprendrait peut-être bien un peu de dessert

Vu: Parfois, je prends en note le titre d'un film, car la critique en a dit du bien. Puis j'oublie le synopsis complètement. Je viens de voir le film Get Out. Wow. Je pensais regarder un p'tit film léger. J'en ai eu pour mon argent!

Bien entamé: La série La faille sur Illico. Ça donne le goût de faire du ski-doo. Ou sinon de passer par Fermont l'été prochain en moto.

Commencé à lire: De synthèse, un roman de Karoline Georges. So far, so good.

29/12/2019
à 20h28

29 décembre 2019, Montréal wouain
bin 2020 s'en vient hin?

Vu: Happy End. C'était pas mal plate.

Lu: Les guides du mauvais père #2 et #4. Guy Delisle est toujours aussi drôle. Ça se traverse en quelques minutes de franche rigolade.

Adoré: le film Ben is back. Wow. Quelle histoire. Julia Roberts est incroyable.

29/12/2019
à 08h54

27 décembre, Montréal qui
se la binge bien

Bingé: Les deux saisons de Léo sur Illico. Si tu as vu Cranbourne de Fabien Cloutier, tu vas avoir une légère impression de déjà-vu, mais c'est pas si grave. Ça se laisse regarder tuseul.

Passé: me faire arranger la barbe chez le barbier pour le première fois de ma vie. J'ai le goût d'essayer ça, le poil dans face.

27/12/2019
à 11h53

26 décembre, Montréal en rabais

Lu: Le dernier et toujours excellent Nouveau Projet (N° 16). J'ai traversé lentement les 465 idées de la décennie en riant; parfois jaune. À la dernière page, Nicolas liste les 30 idées de ce numéro. La dernière: «Il va falloir commander d’autres bières.» En effet.

Vu: Roma. Oui, les plans sont superbes. Oui, le noir et blanc est beau. Mais est-ce que la vie de tous les jours de cette famille en fait un bon film? Je ne suis pas certain. Bien sûr, il se passe des événements marquants et importants dans le film, mais j'ai trouvé ça plutôt ennuyant comme histoire. Et svp, quelqu'un, ramassez les cacas du chien dans la cour. Merci!

Lu et terminé: Royal de Jean-Philippe Baril Guérard. C'était bin bon.

Vu: Cold war. Un autre film en noir et blanc. J'ai bien aimé la performance de Joanna Kulig, mais côté scénario, je dois en avoir manqué un bout. Aucune idée pourquoi elle devient marabout une fois à Paris...

Vu: Ad Astra. Quelques superbes vues de l'espace, Brad Pitt est bon mais sinon, bof. Le scénariste a réglé ses comptes avec son père ou quoi? Et la scène avec les singes, ça servait à quoi? Ou encore, la poursuite sur la Lune. Pourquoi? Il n'y avait pas moyen de le déposer directement près de la fusée pour Mars? Et pourquoi un arrêt à la Lune? Une fois sorti de l'attraction terrestre, rends-toi jusqu'à Mars, ça devrait bien se faire. Bin coudonc.

26/12/2019
à 07h35

25 décembre, Montréal qui
fait son cinéma

Vu: Star Wars, episode IX, The rise of Skywalker. Wow. Bon show. Plein de nostalgie. C'est un très bon moment de cinéma. J'adore Rey. J'te l'recommande.

Vu: Parasite. Un film Coréen qui débute vraiment comme les Bougon. Dans la première moitié du film, je me suis dit que ce n'est pas possible, la personne qui a écrit le scénario connait les Bougon. C'est trop semblable. Puis, ça dérive assez par la suite pour ne pas avoir l'impression de regarder un remake. J'te l'recommande aussi.

Vu: Knives Out. Un film d'enquête policière un peu à la Agatha Christie, mais avec des touches d'humour bien drôles. J'ai adoré ça. Daniel Craig est méconnaissable et excellent. J'te l'recommande clairement.

25/12/2019
à 14h38

24 décembre, Montréal sur son 36

Vu: Marriage Story. Quelques scènes mémorables. Oui. Mais un des meilleurs films de la décennie? Ah oui? Bon. Je ne me suis jamais divorcé, ça a peut-être moins résonné en moi.

Lu en une séance la première moitié de: Royal de Jean-Philippe Baril Guérard. J'adore son style. Ça se lit tout seul. J'ai hâte de le finir afin de passer à son dernier, Manuel de la vie sauvage. J'ai du rattrapage à faire.

Entamé: le premier épisode de The Witcher sur Netflix. Je ne sais pas si je vais continuer ou pas. Faudrait que je regarde Léo sur Illico aussi. Le contenu local pourrait peut-être avoir un passe-droit ici.

Fait: Une des meilleures fondues au fromage de ma vie. Du Louis d'or et du Laracam avec de très petits morceaux de saucisson au cheddar fort que j'ai fait sauter au beurre avec un peu de vin blanc à la fin. Je pimpe souvent ma fondue avec un soupçon de moutarde de Dijon une fois que le tout se tient bien. J'adore le mélange.

24/12/2019
à 12h39

23 décembre 2019, Montréal
avec monsieur Côté

Commandé: des bottes Alfred Cloutier avec crampons. J'ai l'impression que j'en aurai besoin cet hiver. Je compte bien marcher pour me rendre au travail lorsqu'il fera trop froid pour le vélo. J'ai souvenir que l'hiver dernier, j'ai souvent glissé sur les trottoirs. Je pourrais me plaindre et chialer que la Ville ne fait pas sa job. J'ai préféré mieux m'équiper. À chacun ses combats. Cela dit, j'aurais aimé pouvoir choisir les motifs et couleurs sur mes bottes comme les femmes peuvent le faire avec un modèle pour elles. C'est donc bin l'fun ça. Moissi, veut ça.

Lu: Paul à la maison de Michel Rabagliati. Comme tous les Paul, j'ai aimé, mais ce n'est pas mon préféré. Peut-être que c'est la solitude de Paul qui m'a ennuyé. Je l'ai senti moins inspiré, un peu blasé. Un peu mononcle aussi (la scène avec les cellulaires dans l'autobus... Comment dire?). Je suis resté sur ma faim.

Vu: The Irishman de Martin Scorsese. J'ai aimé. Peut-être un peu long, mais je n'ai pas vu de longueurs ou de temps vraiment morts comme tels. Les rajeunissements des acteurs ne m'ont pas dérangé la plupart du temps. Par contre, les yeux bleus de Robert De Niro, c'est non. Al Pacino est en grande forme, je l'adore. J'aime les films de gangsters alors je suis un peu vendu d'avance. Un classique de nostalgie.

Acheté: des Airpods Pro. L'annulation du bruit fonctionne vraiment bien. C'est très agréable de marcher sur le trottoir et de ne presque plus entendre les voitures. Ça fonctionne moins bien rendu à l'épicerie lorsque la commise me pose une question et que je n'entends rien même si j'ai presque coupé le son. Apple n'est plus pareille depuis la mort de Jobs. S'il avait été là, je suis certain que la bébelle aurait pu détecter qu'on me parle. Bon, enfin.

18/07/2019
à 08h02

13 et 14 juillet, Rouyn-Noranda et
j'ai couché sur ma moto

Hier soir, en flânant sur internet, j'ai vu une annonce du MoFFAT disant qu'une balade jusqu'à Preissac était organisée. Départ à 9h00. Yé! Chus partant! Je me dis qu'une balade matinale serait parfaite pour débuter la journée.

En arrivant sur le site vers 8h30, tout de suite dans le stationnement, je vois une BMV pas mal maganée. Elle a passé au feu… En blague, je me suis dit qu'ils ne niaisent pas avec ça, les feux de joie à Rouyn! Mais tout de même, faudrait leur dire que le bois, ça brûle mieux et ça coûte moins cher d'assurances. Enfin. Je prends une photo et le policier de la SQ me dit de ne pas partager, car une enquête est en cours, l'événement vient juste de se produire. Calvaire, ça brasse icitte!

Je rejoins la bande qui part pour 9h, mais on me dit que c'est une balade qui deviendra rapidement hors route. Les gars sont bien équipés pour ça. C'est moi qui a lu trop rapidement et j'ai manqué ce détail. Damn. Bon, on s'est pris pour des VTTs hier, je vais passer mon tour pour la garnotte aujourd'hui.

Je n'ai rien à faire et il n'y a pas grand monde debout. Je jase un peu avec un des organisateurs et je donne un modeste coup de main pour installer les barrières de sécurité. Les exposants arrivent tranquillement, les choses se mettent en place.

En me promenant un peu, je réalise à quel point le site est vraiment superbe. On est sur la presqu’île du lac Osisko. Les installations sont splendides, il y a un espace cinéma extérieur au bout de la presqu’île, derrière une butte. C'est là qu'on va regarder des courts métrages à propos de la moto en début de soirée. Autour de nous, le lac offre une vue imprenable sur Rouyn et comme le chantait Desjardins, «les grandes cheminées éternelles comme l'enfer». En bonus, on profite d'un beau vent. C'est de toute beauté.

Les participants de la Bête noire arrivent un à un. Certains ont couché sur place dans une tente ou une roulotte, d'autres ont couché chez des amis, à l'hôtel ou encore dans une chambre AirBnb. Je jase tranquillement avec le monde. C'est tellement l'fun d'apprendre à connaitre les gens. Ça me rappelle les belles années de Yulblog où il y avaient tout le temps de nouvelles personnes à découvrir. J'y vais mollo, je fais parler le monde. Certains travaillent en pub, d'autres sont d'ex-militaires, camionneur, massothérapeute, propriétaire de bar, tatoueur, et cetera. J'apprends même qu'un des gars connait un cousin à moi et qu'un autre sort avec une femme que je ne connais pas personnellement, mais que j'aime beaucoup. C'est là toute la beauté des réseaux sociaux. On peut suivre de loin une personne juste parce qu'on aime ce qu'elle fait et un jour, bam, on croise son chum. Magie! En bonus, je pourrai jaser cinq minutes avec celle-ci un peu plus tard en début de soirée, car elle est venue nous rejoindre. Je passe une très belle journée. On jase, on rit comme des enfants, on boit de la bière, le méchoui sur la butte sent de plus en plus bon au fur et à mesure que la journée avance. J'en profite vers 18h et des poussières. C'est très bon.

PLACE AU CINÉMA!
C'est maintenant le temps de visionner quelques films en plein air. Le vent est bon et juste assez froid pour que ça favorise les rapprochements physiques. Bin quoi?

Si jamais la liste de ce qu'on a vu t'intéresse, le site du MoFFAT fait le travail.

C'est vraiment très l'fun de regarder les films tout le monde ensemble, j'en voulais encore plus à la fin! Mais bon, chaque chose en son temps. Il faut aussi aller faire le party! Je me promène un peu ici et là, je bois d'la bière, je niaise chez La Guinguette (une belle installation offrant un stage, des tables, chaises et un bar. J'ai-tu dit que c'est une maudite belle installation?!)

Puisque toute bonne chose a une fin, je quitte plus ou moins tard et je vais me coucher. Avec les gens qui ont fait la Bête noire, on a statué plus tôt dans la journée qu'on se rejoint demain matin à 8h pour revenir à Montréal. Yeaaaaahhh, right! On sait tous qu'il y aura beaucoup d'appelés et peu d'élus!

LE RETOUR
Dimanche, j'arrive sur le site un peu après 8h, il y a quelques-uns d'entre nous qui sommes présents. On jase, on rit, on attend les autres. Finalement, quatre d'entre nous décident de partir vers 9h30. Nous travaillons tous le lendemain alors on doit revenir. Partir en moto de Rouyn à 9h30 signifie qu'on va être à Montréal vers 21h30, 22h00, voire davantage. On part!

On décide tous de passer par la 101 au Québec et ensuite par l'Ontario, question de voir d'autres paysages. Très sage décision, la 101 est vraiment jolie. Entre autres, on fait une pause avec vue imprenable sur le lac Témiscamingue. Nous faisons un arrêt à Ville-Marie dans un restaurant offrant un plat qui nous surprend presque tous: un spaghetti avec des toasts. Sur les quatre, trois (incluant moi) n'ont jamais vu ça. Certains prennent le plat et je décide de rester classique dans mon choix: poutine et hot-dog. Avec le recul, je me dis que j'aurais dû prendre un autre plat unique: l'îlot. C'est un burger servi avec de la sauce, un peu comme un hot chicken. J'aurais dû prendre ça. Prochaine fois! Ceux qui ont pris un spagat sont bien content du choix. Le mix de texture entre la toast, les pâtes et la bolognaise est bien rigolo. On repart!

Les routes en Ontario sont bien belles. Notre leader connait bien le coin et il nous propose de passer par la 533, une route possédant des courbes aussi belles que celles de Monica Belluci. Comment dire non à une telle invitation?! Nous sommes partants! En bonus, nous aurons l'occasion de «level-up» à nouveau dans une belle passe de gravelle traversée à une vitesse encore jamais atteinte pour moi. C'est surprenant de voir la personne devant moi suivre le leader à cette vitesse. Je me dis que si elle passe sans broncher, je dois bien pouvoir faire la même chose. Et en effet, ça se passe très bien. Mais calvaire, on a roulé vite en maudit!

On revient tranquillement, mais sûrement vers Montréal, au gré des pleins d'essence et des arrêts pour se reposer et jaser. C'est vraiment l'fun se balader avec cette bande. Le nombre de fous rires et d'histoires rigolotes racontées ici et là est juste trop grand. Par exemple, l'un de nous a raconté une anecdote qui s'est déroulée dans un Subway voici quelques années avec des amis à lui. Quelques heures plus tard, on se prend justement un sous-marin dans un Subway. Le fou rire qu'on a eu avec la référence «all dress» et le «same thing»! Faut pas chercher à comprendre, fallait juste être là. On a bien ri.

Nous rentrons finalement à Montréal, complètement exténués de la balade, on a parfois cogné des clous sur notre moto tellement on était brûlé. Une envie de s'arrêter drette là, de se coucher dans le fossé et de dormir quelques heures. Mais ça valait amplement l'effort.

Je suis arrivé chez moi vers minuit ou quelque chose dans le genre avec une tonne de souvenirs et une envie de repartir vivre l'expérience dès le lendemain. MoFFAT et Bête noire, je vous dit: À l'an prochain mes coquins!

17/07/2019
à 07h39

12 juillet 2019, Rouyn-Noranda trappée
comme une bête noire

Juste avant de partir pour ma tournée des Grands Lacs, j'ai vu une publicité sur Facebook à propos du MoFFAT, le Moto Film Fest Abitibi-Témincamigune, deuxième édition. Un festival de courts métrages à propos de la moto offrant aussi une exposition de motos, soit celles des participants, des concessionnaires ou sinon modifiées par des artisans. Cette année, il y avait aussi une exposition de voitures anciennes ou modifiées. On a même eu droit à un camion Magnum contribuant à lui seul à une bonne partie des GES produits pendant la fin de semaine.

Les expositions sont intéressantes, les projections aussi, mais le vrai secret de cet événement, à mon avis, est ses participants. Une belle bande de gens s'amusant à moto depuis plus de 40 ans ou depuis seulement 1 an. Des femmes et des hommes roulant autant de bitume que possible. J'y ai vu une belle fraternité, une culture de l'entraide sincère et un esprit d'aventure jovial vraiment inspirant. Une belle magie.

Donc, début juin, je me suis inscrit en solo à l'événement en me disant que j'allais bien y rencontrer des gens amusants avec qui jaser et prendre un verre. Et au pire, sinon, je me disais que si l'événement m'emmerde, je pouvais toujours juste me promener dans le coin le samedi et quitter tôt le dimanche matin. Évidemment, ce plan B n'a jamais été nécessaire.

C'est aussi l'organisation de l'événement qui m'a impressionné: ils ont planifié des départs dans 8 villes du Québec afin que tous puissent converger en même temps vers Rouyn-Noranda pour y arriver le vendredi vers 20 heures. Méchant «trip»! Bon, ça ne s'est pas déroulé exactement comme ça pour plusieurs d'entre nous, mais, peu importe, tout motard sait que le plus important est le périple, pas la destination. On arrivera quand on arrivera. La Bête noire n'allait pas être une exception à cette règle de base.

LE DÉPART
Le 11 juillet, au travail, j'ai appris que je devais participer à une conférence téléphonique avec un client le lendemain à 9h30... Damn. Notre départ est prévu au Gibeau Orange Julep à 7h00. Je vais devoir le manquer. Je suis déçu, mais je me dis qu'avec un peu de chance, je pourrai les rattraper au travers du parc de La Vérendrye ou peut-être un peu après.

Je serai chanceux dans ma malchance puisque l'appel sera assez rapide pour que j'enfourche Rutilante un peu après 10h00. J'ai pris la 15 Nord, puis la 117 Nord et je suis monté aussi rapidement que possible avec comme plan de match de dîner à la Microbrasserie du Lièvre. C'est un des points de ralliement alors je me suis dit que je pourrais demander vers quelle heure la bande est passée et voir si je les rattrape. J'y arrive vers midi quinze.

Oh! Surprise! Je vois une belle série de motos dans le stationnement et le camion de Hardcore Cycles, parti de Portneuf la veille. Yé! J'ai rattrapé le groupe! Je parle avec deux gars dans le stationnement qui me disent que la bande termine son dîner. Je rentre dans le commerce, mais je suis trop gêné pour me joindre à eux tout de suite. Je m'installe à une table et je commande. Je les vois partir alors que je mange. Je les suivrai environ 15 minutes plus tard. Maintenant que je sais qu'ils sont juste un peu en avant, je sais que je peux les rejoindre.

Je n'ai même pas fait 50 km que je les vois à une station-service. J'arrête et me présente à quelques-uns d'entre eux. Ça y'est, je participe à la Bête noire. On me donne mon bandana officiel. On repart.

LE PARC DE LA VÉRENDRYE
Ce parc a une mauvaise réputation, je ne saurais dire pourquoi, car l'entrée s'y fait pourtant bien. Un moment donné, on n'est pas dans le parc et un moment donné, pouf, on y est. Aussi simple que ça. Nous faisons une autre pause à une halte se nommant Le Domaine. Une chance que j'ai rattrapé tout le monde avant, car si j'étais passé à leur hauteur lors de cet arrêt, je les aurais sûrement manqués.

On traine peut-être un peu au Domaine et certains s'impatientent ce qui donne que la bande se sépare. Nommons-les affectueusement «Les Pressés». Ils partent. Ne sachant pas trop quoi faire, je les suis. Je regrette finalement de l'avoir fait. On était une belle bande alors partir seulement 6 personnes, c'est moins l'fun. Heureusement, on prend une pause un peu plus loin sur le bord de la route et on voit le restant passer. On repart. On les rejoindra bien rapidement, car cette fois-ci, ce sont eux qui sont arrêtés sur le bord du chemin, l'un d'eux manque d'essence et plus personne n'en a en extra. Je prends note de m'acheter un petit réservoir et de toujours le trainer avec moi. Pour ce genre de balade, je peux le remplir et le partager avec quelqu'un si jamais le besoin survient. Finalement, les gars de Hardcore Cycles nous rejoignent, ils ont de l'essence alors on repart. Cette fois-ci, les pressés sont à nouveau partis depuis quelques minutes, mais je ne les ai pas suivis. J'ai préféré rester avec la plus grosse bande, juste pour tenter de jaser un peu avec tout le monde. Et me faire dévorer par la fameuse mouche noire abitibienne.

On repart et on arrête au Ultramar à la sortie du parc. Nous avons vaincu une partie de la Bête noire! C'est à ce moment que nous apprenons qu'il y a un accident avec décès sur la 117 à la hauteur de Malartic. Il n'y a pas moyen de contourner localement alors nous aurons peut-être à faire un détour d'environ 60 minutes par Amos. Encore là, les pressés partent et cette fois-ci, je pars avec eux. Si c'était à refaire, je resterais avec la plus grosse bande. J'ai comme un peu de difficulté à décider avec qui je veux me balader! On arrive à Val-d'Or pour une bière offerte par le MoFFAT. À l'origine, nous devions souper à ce restaurant, mais à cause de l'accident, les organisateurs décident de repartir plus rapidement.

Bien que l'application 511 Québec nous indique clairement que la route est fermée, l'un de nous fait un appel à un contact à la SQ et il nous dit que ce contact affirme que nous pouvons passer par une voie de contournement. Cette fois-ci tout le monde part ensemble et j'en suis bien content. C'est plus l'fun rouler en grosse gang.

On roule un bon moment et oups, la 117 est bel et bien fermée... Bon. Après un peu de tergiversation, nous avons finalement trouvé un moyen de faire un détour et de rejoindre la 117 en s'amusant bien comme il faut. Plusieurs d'entre nous ont «level-up» certaines compétences bien précises de conduite en moto, ce qui est toujours bénéfique! Je tiens à dire «Chapeau!» aux gens qui faisaient ce genre d'escapade sur chemin de garnotte pour la première fois. Tout le monde a gardé son calme et son assurance. Un très beau moment du voyage qui demeurera à jamais une anecdote de la 2e édition du MoFFAT!

L’ARRIVÉE
Nous sommes finalement arrivés à Rouyn-Noranda un peu avant 22h00 en profitant des dernières lueurs du soleil.

On a vaincu la Bête noire!

J'ai dû quitter le groupe en arrivant, car la dame où je loue une chambre pour la fin de semaine avait bien hâte que j'arrive. On s'est échangé plusieurs textos pendant la journée. Je devais repousser mon heure d'arivée à chaque fois. Je devais être là vers 20h pour prendre la clé et je pense qu'elle a envie d'aller se coucher. Je sors prendre un morceau rapide dans un restaurant proche et je retourne à la chambre pour un repos bien mérité. Demain, le MoFFAT m'attend!

26/06/2019
à 20h53

26 juin 2019, Naubinway avec
une double portion de gravelle

Avant de quitter Chicago, je voulais essayer un dernier restaurant. Avec la contrainte de vouloir quitter tôt, je devais trouver un restaurant ouvert à 7h00 ou avant. Le Manny's, ouvert depuis 1942, me semble un bon choix. Déjeuner américain classique. Ça ouvre à 7h. J'y suis à cette heure, la place est vide. Ça me fait penser au Snowdon Deli. J'aime ce genre d'endroit. Déjeuner honnête.

Je fais un peu d'autoroute afin de sortir de la ville. Malgré le fait qu'il ne soit que 7h30, il y a un trafic considérable sur la 94. Je ne comprends pas très bien où vont tous ses gens puisque nous sortons de la ville, mais bon... Vive l'étalement urbain.

J’arrive à Waukegan afin de poursuivre plus près de la berge. Je rejoins Milwaukee et de là, je prends des routes secondaires pour remonter tranquillement vers le nord.

Je ne me suis pas promené amplement aux USA, mais j'ai en mémoire le mythe tenace qui dit que leurs routes sont plus belles qu'au Québec. Et bien, relaxe, lectrice, lecteur. Ceci est un mensonge. Depuis mon départ, je te jure que j'ai amplement vu des routes ou des autoroutes en mauvais état. Certaines routes sont parmi les plus dangereuses que j'ai vues. En veux-tu des nids de poule? En v'là. J'ai croisé bon nombre de lisières entre deux voies. C'est loin d'être amusant en moto, ce genre de crevasse. Enfin. Y'a de belles routes aussi. Faudrait juste arrêter de penser que tout est beau chez le voisin du sud. Ce n’est pas vraiment le cas.

D'ailleurs, en faisant la file sur une route en réfection majeure, on attends depuis plusieurs minutes sans bouger. Je me dis, fuck it, chus en moto, je passe sur l'accotement pour au moins me placer au début de la file. Je remonte tout le peloton et me place juste à côté du premier. Le monsieur me regarde, baisse la fenêtre passager et me crie, en anglais dans le texte, «Ti-gars, ça fait 20 minutes que je suis ici. Selon moi, y'a encore un de ses employés de l'état qui a foutu sa graine dans un trou de la machine et tout a bloqué». Oh boy. Ça va être amusant cette conversation! J'arrête Rutilante, je débarque, me présente. Le gars est une caricature de caricature. Il me dit des choses du genre «J'ai plein d'armes automatiques dans ma valise, j'aime bien aller au stand et tirer. Ça me défoule. Là, allez, je te donne celui que tu veux et on va leur chauffer le cul!» Je ris jaune. Il me parle de corruption dans l'état, de «Crooked Hillary» (trouvez le lien, moi, je vois pas...), de comment c'était pas comme ça dans son jeune temps, que les USA vont finir ça en guerre civile, que les médias soient tous de gauche (je lui mentionne Fox et il dit que même Fox est trop à gauche... OK...) et qu'ils brainwashed tout le monde avec leurs idées, vive Trump même si vous le trouvez débile dans votre pays. Ça va bien. Tentant de trouver un point commun, la corruption, je lui parle des libéraux, de la collusion dans la construction, les contrats municipaux à l'ère de Tremblay, SNC-Lavalin. On rit bien. Il me rajoute une couche avec les Mexicains qui volent tout les objets que tu ne mettras pas sous verrou et les Syriens qui se sont fait payer le gros luxe par Obama. Wow. J'aimerais bien revenir sur le brainwash des médias ici, mais je laisse faire... Il me tend un feuillet, c'est une publicité pour son camp de chasse et pêche. Il me dit que je suis le bienvenu si je veux y passer la nuit gratuitement. C'est la saison morte alors ça lui fait plaisir de me donner un coup de main. J'apprécie le geste et la générosité, mais je lui dis que j'ai déjà payé ma chambre près de Naubinway.

Il me précise: «And oh! Son, i'm not gay you know!» Meilleure précision à vie. J'avais deviné en tabarnak mon coquin!

On jase encore un peu, le camion guide arrive finalement, les autos de l'autre sens passent et c'est notre tour. Je lui serre la main, le remercie pour la belle conversation enrichissante (il sait pas, mais il a rempli mon billet de blogue, merci Mike!) et je pars.

Anecdote américaine #43: J'ai fait le plein d'essence à une station-service dans la ville d'Escabana. Une dame dans l'allée à côté, chauffeuse de taxi, voit Rutilante, sourit et me complimente. «Nice bike sir!» Je dis merci. «Where are you going?» Je réponds Naubinway. «It's that way.» en me pointant vers l'est avec son doigt juste avant de s'engouffrer dans son char et partir. Damn. Pas besoin de GPS quand tu as une dame pour te pointer la direction, non? Je ne comprendrai jamais pourquoi elle me l'a précisé, mais merci quand même.

 

25/06/2019
à 19h28

25 juin 2019, Chicago comme
un lendemain de fête nationale.

J'ai mal dormi. Je loue une chambre en espace partagée et le gars dans la chambre voisine a fait jouer de la musique presque toute la nuit. Nous sommes plusieurs à lui avoir dit gentiment et il nous a tous envoyé promener. Bon. Dommage que je ne sois pas milliardaire. Je lui achèterais une île déserte pour lui tuseul.

Je n'aime pas Chicago en ce moment et j'ai un peu hâte de partir. Je songe même partir tout de suite et tant pis. L'arrivée hier n'a pas été agréable, il y a du trafic partout. Tout le monde klaxonne tout le temps, comme à New York. Ça m'énerve. J'ai un peu mal à la tête comme si j'avais pris une brosse alors que ce n'est pas du tout le cas. Je décide d'au moins aller voir la «bine» en faisant un peu de course à pied le long du lac Michigan. J'ai fouiné un peu sur Google Street Maps et le coin semble très joli. Je ne serai pas déçu, mais s'y rendre m'aura donné du fil à retordre. D’un, à pied, c'est 45 minutes et ce qui semble de nombreux détours. On dirait que le parc le long du lac est enclavé derrière un mur de routes immenses et d'autoroutes. Je me dis donc que je vais y aller en moto. L'avantage ici aussi sera que je peux rouler léger. Je pars donc en tenue de joggeur, avec pas de cass. Il est 7h00 et déjà, il y a un trafic incroyable dans ce coin-là. Ça me prend une éternité, les gens se coupent, klaxonnent, les pires maudits mongols que j'ai jamais vu. Je finis par me trouver une place pour garer Rutilante sur la rue... Beaubien. Hep.

Je cours sans suivre de plan, je tourne un peu n'importe où, passe devant une superbe et immense fontaine (Buckingham), je prends des photos de la bine (Cloud gate). Je cours le long du lac Michigan. C'est superbe. Au moins, ça valait la peine de faire l'effort de me rendre. Je retourne à la chambre, me douche et décide de donner une chance à la ville. Je quitte pour quelques missions de la journée:

1° Aller déjeuner au Longman & Eagle. Très bel endroit. En plein mon genre de place. Je suis content d'être passé. Je mange un œuf bénédictine avec des pommes de terre maison. Wow. Les patates! C'est de la magie. C'est tellement bon. Le restaurant est vide. Hon. La cuisine est une aire ouverte alors je ne me gêne pas: je vais voir le cuisinier et je lui demande de me montrer comment il les fait. C'est extrêmement simple. Il fait bouillir des grelots, avec la pelure, dans un bouillon avec des épices, des herbes et du sel. Ensuite, il brise les grelots en gros morceaux et il les fait frire à haute température, presque comme des frites en fait. C'est aussi simple que ça. L'huile doit être très chaude (190°c - 200°c) et il faut faire une portion à la fois. Sinon, la température descend trop et ça fonctionne moins bien. Il faut sortir les grelots juste avant qu'ils ne brûlent, donc, davantage que pour les frites qui sont prêtes aussitôt qu'elles deviennent un peu brunes. Dieu que c'est bon avec une mayo maison. Je pique l'idée, Je suis certain que ça doit faire une poutine écœurante!

2° Trouver des lumières «front side» pour Rutilante. Je passe d'abord chez Motoworks. Les gens sont très gentils, mais ils n'ont pas les pièces en stock et impossible de commander ça en quelques heures. La commis me donne deux autres endroits à essayer. Je les appelle tous les deux mais sans succès. Bon, on va y aller avec la lumière principale pour au moins jusqu'à Toronto car il n'y a aucun concessionnaire Triumph sur mon chemin entre Chicago et Toronto.

3° La deuxième mission est plus simple: je dois juste laver mon linge. Particulièrement mon linge de course. Je me suis apporté juste un chandail pour ça, car je ne croyais sortir si souvent. Là, ce matin, je sentais pas mal la charogne. Note à moi-même, prendre plus de chandails de course la prochaine fois. Je lave mon linge et après tant de labeur, je me dirige vers Au Cheval pour un old fashioned moyen et un sandwich au bologne maison, disons, moyen - bon.

Je passe un peu de temps dans un pub pas loin du Au Cheval. Je profite des pintes locales tout en regardant la coupe du monde de soccer féminin. Je quitte en fin de journée afin d'aller voir chez The Girl and the Goat pour voir si je peux prendre une place au bar afin de profiter de leur expertise.

Le Girl and the Goat mérite bien sa réputation. Quel beau restaurant. Les plats sont servis sous forme de tapas, formule que j'adore. Surtout quand on est deux à table. Mais là, je sais, je suis loser et seul, pas grave, je vais en prendre cinq quand même.

Bin non, je prends trois plats: Des langues de canard, des brocolis grillés cuits au feu de bois et un cou de chèvre braisé.

Les trois sont absolument fantastiques. Je n'ai pas fait le tour de l'offre à Chicago, mais ce restaurant mérite sa réputation. Il y a eu un seul accroc pour mon repas. C'est léger, ça arrive. On m'a d'abord servi les langues comme si c'était une entrée puis à peine 2 minutes ensuite, le brocoli. Mais par la suite, je dois bien avoir attendu un bon 20 minutes avant de recevoir le cou. Il y a clairement eu un problème en cuisine. Le serveur m'a offert un verre en attendant, mais je buvais déjà un verre de rouge et Rutilante ne connait pas le chemin du retour. Alors j'ai dit merci, mais non merci. Tout était vraiment très bon. Je verrais ce restaurant n'importe quand à Montréal. Il se retrouverait à l'instant parmi le top 10. J't'l'recommande.

En revenant, j'ai joué à un jeu que j'adore: Ça fait maintenant environ 24 heures que je suis à Chicago alors je vais tenter de retourner à ma chambre sans GPS. J'adore ce sentiment lorsqu'on découvre une ville. C'est un peu angoissant et ça prend toujours un certain temps avant de trouver ses repères. Mais quand on les trouve, quel beau sentiment! Je me suis promené amplement sous les structures du train du CTA. Chicago est traversée par des rails de train élevés et les véhicules peuvent se promener sous la structure. Ce n'est pas pareil bien sûr, mais on le sent très bien dans le jeu Watch Dogs d'Ubisoft. En fait, je trouve ça très amusant de me surprendre à plus ou moins reconnaitre des endroits en me promenant. C'est une impression trompeuse, bien sûr, mais c'est aussi un peu troublant comment les jeux d'Ubisoft sont réalistes. En principe, j'aurais dû prendre environ 30 minutes me rendre à la chambre, là, j'ai mis un peu plus de 60 minutes. Pas mal. Mais j'ai vraiment fini par retrouver mon chemin. Bin cool.

Dodo tôt. J'aime un peu plus Chicago, oui, j'y reviendrais, mais demain, je veux tout de même partir tôt afin de rallier Naubinway le plus tôt possible. C'est une bonne balade.

24/06/2019
à 22h10

24 juin 2019, Chicago
telle une fête nationale

Anecdote de voyage: en quittant Montréal, j'ai bien vu que les trois lumières frontales de Rutilante fonctionnent. J'ai pris une photo à Cape Vincent et on voit qu'elles sont toutes allumées. En arrivant à Niagara Falls, en collant une voiture à la lumière rouge, j'ai remarqué que je ne semblais plus avoir de lumière du côté droit. Ma petite lumière droite a dû bruler quelque part en chemin. Bof, pas grave. Y'en reste deux autres que je me dis. Sauf qu'en démarrant la moto ce matin, je vois bien que je n'ai plus que ma lumière principale qui soit allumée. Je ferme et ouvre l'interrupteur des lumières de côté, rien à faire. Les deux sont brulées. Bon. Une fois arrivé à Chicago, je verrai si je peux trouver un concessionnaire Triumph afin de voir si je peux en faire installer de nouvelles.

Je pars de Charlevoix tôt le matin. Rutilante a laissé un genre de «Rutilante was here» dans le stationnement du motel, le pied doit bien avoir enfoncé de plusieurs centimètres dans l'asphalte. Bin coudonc, je me demande bien ce qui se passe quand une moto s'y stationne en pleine canicule. Il fait à peine 13°C.

Je frappe une petite pluie mais rien de grave. Je roule plusieurs heures avant de m'arrêter chez Lefty's diner pour un déjeuner. Le café est infect. C'est terrible. Je suis certain que leur fournisseur est Tim Horton's. Je niaise, c'est encore plus mauvais que le café chez Tim. C'est dire.

Avant de partir, je regarde le radar météo et je vois que je vais rencontrer une belle bordée de pluie lorsque je serai prêt de la ville de Saint-Joseph. Sauf que ça passera rapidement, plus ou moins 1h30 avant que le soleil revienne. Je fouille un peu pour un endroit où je pourrais prendre une pause et au miracle, il y a une microbrasserie, Silver Harbor en plein à Saint-Joseph. Je repars en tournant un peu plus la poignée, avec un peu de chance, j'y serai avant l'orage.

Finalement, nope, pas vraiment, j'ai frappé la pluie bien comme il faut 6km avant la brasserie. Tant pis, j'ai continué quand même en roulant tranquillement. J'ai croisé quelques voitures arrêtées sur l'accotement. Les conducteurs devaient me trouver un peu fou, mais bon, en roulant à une vitesse raisonnable, c'est pas si pire. J'arrive à la microbrasserie, je prends une brune et une IPA servie dans une cloche hermétique dans laquelle ils injectent de la fumée. Ça donne un véritable goût de boucane à la bière, un peu comme ce que fait Tête d'allumette à la différence qu'eux font la bière sur un feu de bois dès le départ. La fumée apporte une touche bien amusante à la bière. Dehors, la pluie a cessé. Je repars.

L'arrivée en banlieue de Chicago se passe un peu mal. De un, la vue est plutôt apocalyptique avec des industries et des raffineries à perdre de vue et presque pas de véhicules. Je me sentais comme dans Mad Max. Ensuite, je pensais avoir précisé à mon app qui me sert de GPS de ne pas me faire passer par des postes de péages mais je vois à la dernière minute que je dois en passer. Je n'ai pas d'argent US sur moi. Nous sommes en 2019 et je refuse d'avoir à payer autrement qu'avec ma carte de crédit. Je passe à une ligne avec crédit justement, la carte passe, la barrière lève, hourra. Je continue et oh surprise, un deuxième poste de péage. Cette fois-ci, la carte n'est pas acceptée. Yé. Évidemment, il y a du monde derrière... Fuck it, je suis tanné. Ça me fout en maudit de voir que l'une des plus grandes puissances mondiales ait tant de difficulté à être compatible avec les cartes de crédits des autres pays. C'est la même chose quand je fais le plein. Ma carte ne passe jamais à la pompe (sauf dans l'état de NY, ça a fonctionné). Donc, pour le péage, j'imagine que je suis maintenant sur la liste des dix criminels les plus recherchés par le FBI, car j'ai un peu reculé puis je suis passé sur le côté sans payer. Au diable viarge!

L'entrée à Chicago ne se passe pas bien non plus. Je trouve que ça pue, que les routes sont compliquées à utiliser, je me perds deux fois malgré les indications du GPS. J'arrive finalement à ma chambre, dans le Chinatown. Enfin!

Ce soir, je fais facile pour le souper: un classique depuis 1956: Gene and Jude's. Le hot-dog double saucisses est plutôt rigolo et bon même si ici aussi, la saucisse est un peu coriace. Moins que Lafayette et American Coney Island, mais tout de même. Plus qu'une bonne vieille Hygrade.

Revenir de Gene and Jude's par l'autoroute 290 au coucher du soleil offre une vue spectaculaire sur le centre-ville et sur d'immenses nuages d'un blanc immaculé en arrière-plan. Ça doit être le lac Michigan qui permet la formation de nuages aussi gros et aussi bas en altitude. Je ne me souviens pas avoir vu de tels nuages à Montréal. En tout cas, c'est bin beau et ça me réconcilie un peu avec Chicago. Pour le moment.

Je retourne à la chambre pour un p'tit dodo bien mérité.

22/06/2019
à 21h50

22 juin 2019, Detroit avec au coin gauche
American Coney Island et Lafayette au coin droit

Hier soir, je suis revenu à la maison à pied un peu tard; la nuit était bien tombée. Je me suis mis à m'inquiéter un peu quand j'ai vu à quel point les rues étaient vides de piétons. Il n'y avait personne et presque pas de circulation non plus, une auto ou un bus à l'occasion. J'ai un peu pogné la chienne. Probablement pour rien, mais ce qui m'a eu sur le moment est le silence. Pas une âme qui vive, ça te fout la trousse. Avec certaines maisons en ruine, ça fait film d'horreur ou de suspense en mautadit. Mais bon, finalement, aucune attaque de vampire, de zombies ou de panique. Je me suis bel et bien rendu à la maison sain et sauf. Sans même aucun risque en fait. Juste mon imagination qui me joue des tours.

Ce matin, je démarre ça avec un tour de l'île près de Detroit, Belle Isle. Je m'habille donc avec un t-shirt, des shorts et mes espadrilles. J'enfourche Rutilante et on part comme ça, avec pas'd'cass. J'ai croisé une mammy qui s'est ramassé le dentier par terre en me voyant. Ça va, ça lui fera quelque chose à raconter après sa pratique de chorale demain.

Je me stationne près du pont pour Belle Isle, car j'ai lu que je devais payer pour l'accès en véhicule. Je traverse à pied et je me mets à courir tout le tour de l'île. ±9km, ça se fait bien. La température est parfaite. Je fais le tour et je ne vois nulle part de guérite ou d'endroit où j'aurais dû payer mon accès en moto. Oh well. Ça me fait prendre une plus grande marche. Je reviens à la maison, me douche et repars pour la journée. À la genèse de l'horaire, il y a: Brunch au Red Dunn Kitchen. Belle assiette de Bénédictines, mais le décor est trop propre pour moi. C'est le restaurant d'un hôtel chic et c'est un peu bling-bling.

2e arrêt: Third Man Records, la maison de pressage de vinyles de Jack White. Rutilante voulait un autographe, mais Jack ne travaille pas les samedis. Rien de spécial à dire. C'est un magasin de disques (la musique à l'intérieur était bien bonne: Woods - Live at Third Man Records. Je sors et je spotte un commerce qui va me plaire aussi: Jolly Pumpkin, une microbrasserie. Je reviendrai plus tard dans la journée.

3e arrêt: La bibliothèque municipale de Detroit. Très bel immeuble autant de l'extérieur que de l'intérieur. Je vais le tour et je m'installe pour lire un roman quelques instants. C'est tranquille, ça sent le rat de bibliothèque. J'aime.

4e arrêt: Eastern Market. Pour une fois, c'est moi qui fais le touriste dans un marché public. Je vais en profiter bien comme il faut: je m'arrête en plein milieu de l'allée pour regarder dans le vide en forçant les gens derrière moi à me contourner. Je prends des photos de tout en m'assurant, encore, d'être bien dans le chemin des gens qui font leur marché. Je pose plein de questions aux marchands, mais je n'achète absolument rien. La vengeance est douce au cœur du citoyen. Cela dit, beau marché, très belle ambiance. Un vieux noir, barbe blanche drue et très courte, joue «I feel good» comme un diable. Il «naile» ses riffs comme un champion. Je m'arrête pour l'écouter. Il part «The trill is gone». Wow. Il chante et joue comme un dieu. Je repense à une ancienne flamme devenue coloc avec le temps. Cette chanson résume bien notre inutilement longue histoire. À la fin de celle-ci, me voyant toujours planté là, il me dit «Will you stay there all day, son? What song are you waitin' for?» Hé. Aucune idée, toi. Je dis «Euuhhh. Don't know... Satisfaction». C'est le premier riff qui m'est venu en tête. C'était ça ou je demandais du Vivaldi. Bin quoi? Il rit et dit «So you wanna'me to play a song from the white men who played black music and got fuckin' rich with it, right? Ok. Why not.» Wouain. Je n’ai vraiment pas eu le temps de penser à ça. Et il me joue le meilleur «Satisfaction» que j'ai jamais entendu. Sa voix est vraiment incroyable. Je ne connais rien en musique; je ne sais pas comment il a configuré son ampli, mais le son est vraiment intense. Une femme danse à côté, beau moment. Vive les hasards et les rencontres. Il sourit et s'amuse, je le vois bien. Je n'ai pas d'argent américain sur moi, juste 30$CAD. À la fin de la chanson, on applaudit et je m'approche de lui: «I'm very sorry for this but I don't have US money on me. So here's 20$CAD. And here's another 10$CAD to repay you for having to go to the bank and change it. You should have something like 15$US dollar at the end and finally get some satisfaction.» Il rit franchement, on se sert la main, on se dit de prendre soin de soi et je quitte le marché. Dire que j'ai hésité à passer ici tantôt... Je vais me souvenir longtemps de ce monsieur. Et aussi que je suis parfois vraiment trop dans le moment. J'aurais dû le filmer! Quelle prestation! Mais ce n'est pas du tout un réflexe pour moi. Ça restera un souvenir.

5e arrêt: le marché m'a donné faim. Je me dirige vers American Coney Island afin de goûter leur fameux hot-dog chili. Évidemment, je dois aussi goûter à celui de leur compétiteur de toujours, le Lafayette, commerce tout juste à côté. Verdict? La saucisse du American Coney Island est trop dure à mon avis, il faut vraiment croquer dedans pour prendre une bouchée. C'est l'fun avec les dents, mais pas trop tout de même. Je dis ça, je ne dis rien hin. Et les onions crus sont coupés trop gros. C'est si bon quand c'est coupé finement pour un hot-dog. Et pour finir, le plancher du Coney est collant. J'ai un souvenir du Cinéma l'Amour qui me revient en tête. Celui de Lafayette a la saucisse trop tenace aussi, mais la sauce chili est plus relevée et les onions sont plus petits. J'aime aussi comment ça fonctionne chez Lafayette, depuis la table, le serveur crie les commandes à la cuisine en aire ouverte. Mon genre d'endroit. L'ambiance est beaucoup plus cantine que deli comme chez Coney.

Verdict: Lafayette 2, American Coney Island 1.

Je me promène dans les quartiers de la ville en moto, juste pour faire le tour un peu et me perdre. J'adore ce sentiment d'angoisse légère quand je découvre une ville ou une région. Je n'ai pas de repères et tout m'interpelle. Je me promène à l'aveugle et tranquillement, je finis par tisser des liens et trouver des balises ou des références. Un nom de rue, un commerce, un immeuble. J'adore vivre cette exploration. C'est grisant. Les maisons de Detroit sont superbes et immenses. Sur l'avenue Trumbull, c'est particulièrement frappant. Quelle belle architecture. Le centre-ville aussi est superbe. Je ne sais pas si tout le monde est parti à la plage ou au chalet, mais il n'y a pas beaucoup de véhicules dans les rues. Aucun trafic nulle part. Pour la ville américaine du char, il y a quelque chose d'ironique. Les gens sont à pied, en vélo, en bus et en tramway. On est samedi, je sais bien, mais il me semble que c'était comme ça hier quand je suis arrivé en fin d'après-midi. Je ne suis pas spécialiste du dossier, mais le crash économique de Detroit semble avoir vidé la ville. Ça parait dans le quartier où je suis, Woodbridge. Je dirais qu'une maison sur trois est abandonnée. La plupart sont superbes et victoriennes (enfin, pour ce que j'en connais...). Être américain avec de l'argent et du talent en rénovation, je m'en prendrais une pour la retaper, la vendre et ensuite en prendre une autre à retaper. Quel beau métier ça ferait.

En me promenant, je repense au débat à propos de la piste cyclable sur De Verdun à Montréal. Je pense qu'il faut sortir de notre ville et se promener un peu pour voir ce qui ce fait ailleurs. Je pourrais me tromper, j'ai passé une seule journée à Detroit, mais pour moi, clairement, la mairie a choisi les transports collectifs et actifs. Il y a des pistes cyclables partout, les gens sont à pied, les commerces sont petits, locaux et authentiques. Il n'y a pas tellement de stationnement sur les rues, mais les trottoirs grouillent de monde. Forcément, lorsqu'on densifie une zone et qu'on rend disponible une offre locale de qualité, les gens embarquent.

6e arrêt: Great Lakes coffee pour un «50/50». C'est 50% de bière blonde et 50% de café infusé à froid. Ça donne un peu comme un mélange de Cream ale et de Stout. Je trouve ça un peu fade. C'est comme si on avait allongé mon café avec de l'eau. Mais bon, ce n’est pas mauvais non plus. C'est peut-être juste moi qui ne suis pas encore arrivé à la 3e vague de café.

7e arrêt: Souper chez Selden Standard. Un restaurant qui travaille avec les producteurs agricoles locaux. Comment être contre? Très bel endroit. La terrasse est magnifique. Je débute avec un Negroni qui m'ouvre l'appétit vers des asperges grillées en entrée (cuisson parfaite, mayo pimpée à la fleur d'ail et poivre. C'est goûteux) et une brochette au surlonge de bœuf avec sauce chimichurri, humus aux carottes et jalapeno, olives noires, feuilles de menthe et navets blancs. C'est parfait. La menthe balance le piquant de l’humus. J'adore. En passant, suis-je le seul qui se fait tout le temps demander si tout est ok alors que je viens tout juste de me foutre une bouchée dans la bouche? Ça arrive à tout le monde ça?

8e arrêt: Cocktails (un Detroit Dirty et un Mudlark) chez Cliff Bell's pour un peu de «Jazz and blog». Ça rédige bien mieux avec un p'tit drink pis de la bonne musique.

9e arrêt: Une Baudelaire chez Jolly Pumpkin. Je n'avais pas terminé ce billet et je voulais tester la shop. Pas déçu, ça se boit tuseul. Je publie ce long billet et je rentre. Dodo, car demain, j'ai 800km à faire pour me rendre à Charlevoix. Dans le Michigan là. Faut suivre un peu hin.

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