Je suis Alex Lauzon

18/06/2017
à 12h46

Sauce poutine

Ingrédients:
Deux onions émincés
3, 4 gousses d'ail émincées
2 cuillères à table de cassonade
100 ml de cidre de pommes ou vin rouge
100 ml de vinaigre de cidre
1 cuillère à thé (tout moulu -->) de moutarde, laurier, clou de girofle, cayenne et paprika.  (Mets 2 cuillère de parika et de cayenne si tu veux une sauce plus épicée)
750 ml de bouillon de poulet
750 ml de fond de veau ou de consommé de boeuf
750ml de coulis de tomates ou 250 ml de ketchup
Farine et beurre pour un roux
Sel au goût

Préparation:
Faire suer dans un peu de beurre deux onions émincés ou l'équivalent en échalotes françaises coupées minces avec 3 ou 4 gousses d'ail émincées. Quand le tout a bien sué, ajouter la cassonade et faire attention pour ne pas faire coller / brûler.

Déglacer avec un cidre de pommes, (ou un brandy, un whiskey) ou sinon avec du vin rouge. Ou les deux. Ajouter le vinaigre de cidre. Ajouter la moutarde, le cayenne, le laurier moulu et le clou de girofle moulu. Remuer le tout et laisser le liquide réduire presque à sec.

Ajouter 1,5 litre de liquide. Je mets 750ml de bouillon de poulet et 750 ml de fond de veau mais ça peut aussi être 750 ml de consommé de bœuf. Ajouter un coulis de tomates maison ou du commerce. Sinon, ajouter 1 tasse de ketchup. Monter à ébullition et laisser mijoter 60 minutes.

Passer la sauce dans un chinois aussi fin que possible. Si on a utilisé un coulis de tomates, on ne veut pas tous la chair de tomates qu'il contient. On aime notre sauce bien limpide.

Faire un roux pour épaissir la sauce. Mettre le roux dans la sauce et laisser bouillir quelques minutes le temps qu’il fasse son travail. Saler au goût. Verser sur des frites et du fromage cheddar en grain (si tu rapes ton fromage, je te juge).

Variante: on peut faire griller de l'ail au four (casser le bulbe en gousses, les frotter dans l'huile d'olive et les placer sur une grille au four pendant 20 minutes à 400°F. Quand il est cuit, on enlève la peau, on réduit en purée et on ajoute à la sauce. Ça la pimpe drôlement bien.

Autre variante fort amusante: On oublie toutes les étapes en haut et on fait simplement: 500ml de fond de veau, 250 ml de vin blanc, du roux, 200 gr de foie gras, sel. On fait bouillir le fond avec le vin 2 minutes, on baisse le feu pour un bouillon discret, on ajoute le roux, on laisse épaissir. On ajoute le foie gras coupé en morceau. Une bonne pincée de sel. Émulsion à la mixette. On bouffe.

28/05/2017
à 12h40

Quiche aux poireaux pour
journée de ti-grôs

Il y a une éternité, il y avait une boucherie sur Laurier, pas loin du Leméac. De mémoire, elle s'appelait la boucherie Anjou. Homme tenait boucherie et femme tenait plats préparés classiques tel la bolognaise, sauce Alfredo, cassoulet, tralala et une quiche absolument décadente. La principale différence avec les quiches qu'on voit partout était son épaisseur. La quiche de madame faisait facilement 6-7 centimètres en hauteur. La quiche était moelleuse, fondante, un pur bonheur. Puis un jour, la boucherie a fermée et j'ai perdu ma pusher en quiche. Faque je me suis dit que j'étais pas plus débile et j'en ai fait une. Magie, en partant d'une recette classique de quiche, faut simplement s'assurer d'avoir une massivité qui raviront les dames.

Pour un moule profond d'environ 25cm de diamètre:
2 gros poireaux
1 gros onion
2 pâtes à tarte
1l de crème 35% (je prends de la 35% mais ça doit marcher avec la 15%)
12 gros œufs
500gr de fromage Gruyère rapé (ou de grotte, ou suisse, cheddar fort)
sel et poivre

J'utilise seulement le blanc de poireau pour la recette, le vert passera dans un bouillon ou un braisé. Mais bon, c'est pas interdit d'utiliser tout le poireau. Donc, on coupe l'onion en petits dés et le blanc de poireau en deux avant de faire des tranches. Din fois, je ne le coupe pas en deux alors ça fait des rondelles. Ça fait pas mal la même affaire au final à part le fait que tes morceaux de poireaux seront plus gros dedans la quiche. On fait revenir à feu moyen l'onion et le poireau dans l'huile d'olive ou le beurre. Perso, je préfère le beurre pour cette recette. On sale et poivre (blanc moulu) généreusement. Faut s'assurer de ne pas colorer le tout car au final, j'aime bien que la quiche soit d’une couleur uniforme. Si les légumes sont caramélisés, ça fait des gros «spots» de noir dans le profil de la quiche. On veut pas ça.

Pendant que le poireau sue tranquillement, on abaisse les deux pâtes ensemble et on couvre le moule. On doit avoir de la pâte jusqu'au bord car la quiche va monter jusque-là. Perso, je place bien tout mon abaisse puis je passe le rouleau sur le bord du moule. Ça coupe la pâte et job done. Ensuite, on mélange ensemble tous les autres ingrédients dans un gros cul de poule. On sale et poivre généreusement ici aussi.

Là, le poireau devrait être assez cuit. Faut s'assurer qu'il est à point car malgré l'heure de cuisson au four, il ne continuera pas vraiment de cuire dans la quiche. Rien de plus plate qu'un poireau pas cuit. Bin, en fait, peut-être à part un vox pop de Guy Nantel. Enfin.

Je laisse le poireau reposer dans une grande assiette quelques minutes avant de l'ajouter dans la préparation. Une fois moins chaud, je l'ajoute, je touille bien comme il faut le tout et je verse dans le moule. On enfourne à 165°C (un peu plus de 325°F) pendant environ 60 minutes. Faut surveiller, ça pourrait prendre 45 minutes. C'est prêt quand il y a une belle croûte dorée sur le dessus et que la quiche a gagné du volume. Ce n'est pas grave si elle craque ici et là, elle va retomber en refroidissant et les craques vont disparaitre.

Point important: Faut faire la quiche à l'avance et la refroidir complètement avant de penser la démouler ou la couper. Elle va demeurer assez liquide après la première cuisson. Donc on la fait la veille et on met au frigo. Ensuite, on peut la démouler et en couper des tranches qu'on réchauffera quelques minutes. On peut aussi la réchauffer au complet et la couper, là, elle va se tenir sans problèmes. C'est doux, c'est onctueux, c'est fondant. Ça se mange chaud ou froid (froid, c'est vraiment très bon, je la mange très souvent ainsi).

02/02/2017
à 12h10

Prenez soin de vous

Hey le jeune! T’es tanné de toujours clore un message avec l’indémodable, classique formule «Prenez soin de vous»? Mo’noncle Alex te propose des alternatives, listées ci-bas, pour ton épanouissement intérieur et/ou un boost de karma virtuel.

  • Si vous vous faites Juliette, pitié, assurez-vous de bien aviser Roméo que votre trépas simulé n'est que stratagème. Il n'y survivra pas, le pauvre.
  • Prudence du jour: Portez toujours des gants en «cailloutchou» si vous devez utiliser de l’acide sulfurique.
  • Si jamais l’envie vous prend d’écouter le chant des sirènes lors d’une aventure incroyable en bateau, n’oubliez pas de demander à ce qu’on vous attache bien fermement au mat.
  • Manipulez vous avec soin.
  • Si vous décidez de changer une prise électrique ce soir, de grâce, n'oubliez pas de couper le courant avant.
  • Prenez soin de bien tester la température —et idéalement la profondeur— d’une flaque avant d’y plonger.
  • Si vous prenez l’avion, n’oubliez pas de garder votre ceinture attachée tout le long du décollage.
  • N’oubliez pas, les biscuits utilisés par votre fureteur favori ne peuvent être consommés.
  • Si vous décidez de vous présenter comme candidate à l'élection présidentielle américaine, n'oubliez pas de vous rappeler que vous êtes légèrement en retard sur l'horaire... la prochaine aura lieu en 2020. Si nous sommes toujours vivants.
  • Assurez-vous d'activer les boucliers à photons si vous décidez de passer le vaisseau en vitesse hyper-espace.
  • Si vous visitez un centre de recherche nucléaire, ne vous faites surtout pas piquer par une araignée radioactive, ça donne de grands pouvoirs, certes, mais également beaucoup trop de responsabilités.
  • Faites en sorte de bien entretenir votre microbiome, n’oubliez pas que ce sont des milliards d’amis qui ne veulent que contribuer à votre santé.
  • Si vous décidez de porter jusqu'en Mordor l’anneau unique, n’oubliez pas d’apporter votre Sam avec vous. Il sera un atout indispensable.

Ne me remercie pas, copie/colle sans vergogne. C’est gratisss.

01/02/2017
à 13h30

Pourquoi bloguer?

Stéphane a publié un texte qui rejoint en partie ma réflexion. Puis Clément en a publié un avec lequel j'ai des atomes crochus. Et finalement Debbie en publie un qui m'interpelle également. Coudonc, jasons blogue en 2017.

J'ai très souvent publié d'abord pour moi. Parce que je m'amuse beaucoup en le faisant. Pour pratiquer. Pour raconter. Pour sortir des patentes qui font leur gym quotidien dans ma tête. Pour moi, la traduction «carnet» a toujours été une meilleure traduction que le mot «blogue»; d'où la catégorie carnet-roman où je racontais des anecdotes personnelles romancées (ou pas, c'est mon privilège de connaitre le vrai du faux dans ce type de billet. Mouah!).

Au début, je l'ai fait pour publier des liens et petites réflexions courtes à propos des logiciels que j'utilisais, des outils web qui me semblaient intéressants. Je voulais garder tout ça à un endroit unique, facile d'accès et dans lequel je pourrais chercher plus tard. Je voulais aussi publier des billets répondant aux mêmes questions qui me revenait souvent: «Alex, c'est la St-Valentin, je veux sortir ma blonde, je vais où?» (ce à quoi je répondais invariablement à L’Axe sur St-Denis. Bin quoi?!), «On a mangé l'autre jour chez toi. C'est quoi ta recette?»

Par la suite, je me suis laissé prendre au jeu du lectorat plus ou moins nombreux jusqu'à ce que ça m'emmerde pas mal beaucoup. J'ai laissé le blogue pendant des années pour toutes sortes de raisons, la principale étant que je n'avais plus envie de gérer les réactions et le format m'ennuyait un peu. C'est à ce moyen que j'ai réalisé à quel point j'aime que mon carnet soit une conversation à sens unique. Je publie, tu lis peut-être, probablement pas, on passe à autre chose. Tant mieux si tu as aimé ça, mais ça ne m'intéresse pas de le savoir via un système de commentaire. C'est pourquoi j'ai fermé la fonctionnalité et je ne l'ouvrirai plus jamais. J'ai écrit quelque chose qui t'interpelle? Publie un truc sur ton blogue, dans ton cercle FB, peu importe ce qui fait flotter ta barque.

Voici quelques années, j'ai voulu y revenir. Je me suis fait des maquettes avec tout plein de fonctionnalités, des calculs simples qui changent l'aspect graphique selon l'heure, la date, la température et la position géographique du lecteur. Un module qui espionne le visiteur (anonyme, on s'entend) dans ses moindres faits et gestes en gardant une trace de toutes ses interactions. Juste pour m'amuser avec les outils disponibles. J'ai donné tout ça à un ami designer graphique, il m'a fait de superbes maquettes, je les ai intégrées, testées, publiées sur un serveur de staging, je me suis même fait une petite app iOS afin de publier facilement un statut rapide (comme on fait sur FB / Twitter) puis je n'ai jamais déployé. Pouet. J'avais créé une patente bien trop grosse pour rien. Trop de sections, trop d'outils, trop de tout. Ça s'est emballé mon affaire. Je vais peut-être récupérer quelques idées parmi le lot et me faire une nouvelle version un jour. Ce qui veut probablement dire jamais.

J'ai, depuis longtemps, moi aussi envie de récupérer mon identité virtuelle et de la concentrer sur mon carnet. Pas pour le «branling personnel». Ça, je m'en fous pas mal. J'ai rien à vendre. Plutôt que de publier un statut FB d'une ligne ou deux, je voudrais plutôt le publier sur mon blogue et ensuite le partager ailleurs. Mettons, par exemple, le #beeroclock. J'aime ça utiliser ce mot-clic pour publier une réflexion nounoune, un jeu de mot ou une pensée. Ça fait des années que je le fais, récupérer tout ça sur FB est possible mais ce n'est pas aussi flexible que de simplement avoir le tout dans une base de données sur mon serveur. En 2017, je désire vraiment publier d’abord sur mon carnet. On verra pour la suite.

En attendant, on se voit au Yulblog tantôt?

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