Je suis Alex Lauzon

25/06/2019
à 19h28

25 juin 2019, Chicago comme
un lendemain de fête nationale.

J'ai mal dormi. Je loue une chambre en espace partagée et le gars dans la chambre voisine a fait jouer de la musique presque toute la nuit. Nous sommes plusieurs à lui avoir dit gentiment et il nous a tous envoyé promener. Bon. Dommage que je ne sois pas milliardaire. Je lui achèterais une île déserte pour lui tuseul.

Je n'aime pas Chicago en ce moment et j'ai un peu hâte de partir. Je songe même partir tout de suite et tant pis. L'arrivée hier n'a pas été agréable, il y a du trafic partout. Tout le monde klaxonne tout le temps, comme à New York. Ça m'énerve. J'ai un peu mal à la tête comme si j'avais pris une brosse alors que ce n'est pas du tout le cas. Je décide d'au moins aller voir la «bine» en faisant un peu de course à pied le long du lac Michigan. J'ai fouiné un peu sur Google Street Maps et le coin semble très joli. Je ne serai pas déçu, mais s'y rendre m'aura donné du fil à retordre. D’un, à pied, c'est 45 minutes et ce qui semble de nombreux détours. On dirait que le parc le long du lac est enclavé derrière un mur de routes immenses et d'autoroutes. Je me dis donc que je vais y aller en moto. L'avantage ici aussi sera que je peux rouler léger. Je pars donc en tenue de joggeur, avec pas de cass. Il est 7h00 et déjà, il y a un trafic incroyable dans ce coin-là. Ça me prend une éternité, les gens se coupent, klaxonnent, les pires maudits mongols que j'ai jamais vu. Je finis par me trouver une place pour garer Rutilante sur la rue... Beaubien. Hep.

Je cours sans suivre de plan, je tourne un peu n'importe où, passe devant une superbe et immense fontaine (Buckingham), je prends des photos de la bine (Cloud gate). Je cours le long du lac Michigan. C'est superbe. Au moins, ça valait la peine de faire l'effort de me rendre. Je retourne à la chambre, me douche et décide de donner une chance à la ville. Je quitte pour quelques missions de la journée:

1° Aller déjeuner au Longman & Eagle. Très bel endroit. En plein mon genre de place. Je suis content d'être passé. Je mange un œuf bénédictine avec des pommes de terre maison. Wow. Les patates! C'est de la magie. C'est tellement bon. Le restaurant est vide. Hon. La cuisine est une aire ouverte alors je ne me gêne pas: je vais voir le cuisinier et je lui demande de me montrer comment il les fait. C'est extrêmement simple. Il fait bouillir des grelots, avec la pelure, dans un bouillon avec des épices, des herbes et du sel. Ensuite, il brise les grelots en gros morceaux et il les fait frire à haute température, presque comme des frites en fait. C'est aussi simple que ça. L'huile doit être très chaude (190°c - 200°c) et il faut faire une portion à la fois. Sinon, la température descend trop et ça fonctionne moins bien. Il faut sortir les grelots juste avant qu'ils ne brûlent, donc, davantage que pour les frites qui sont prêtes aussitôt qu'elles deviennent un peu brunes. Dieu que c'est bon avec une mayo maison. Je pique l'idée, Je suis certain que ça doit faire une poutine écœurante!

2° Trouver des lumières «front side» pour Rutilante. Je passe d'abord chez Motoworks. Les gens sont très gentils, mais ils n'ont pas les pièces en stock et impossible de commander ça en quelques heures. La commis me donne deux autres endroits à essayer. Je les appelle tous les deux mais sans succès. Bon, on va y aller avec la lumière principale pour au moins jusqu'à Toronto car il n'y a aucun concessionnaire Triumph sur mon chemin entre Chicago et Toronto.

3° La deuxième mission est plus simple: je dois juste laver mon linge. Particulièrement mon linge de course. Je me suis apporté juste un chandail pour ça, car je ne croyais sortir si souvent. Là, ce matin, je sentais pas mal la charogne. Note à moi-même, prendre plus de chandails de course la prochaine fois. Je lave mon linge et après tant de labeur, je me dirige vers Au Cheval pour un old fashioned moyen et un sandwich au bologne maison, disons, moyen - bon.

Je passe un peu de temps dans un pub pas loin du Au Cheval. Je profite des pintes locales tout en regardant la coupe du monde de soccer féminin. Je quitte en fin de journée afin d'aller voir chez The Girl and the Goat pour voir si je peux prendre une place au bar afin de profiter de leur expertise.

Le Girl and the Goat mérite bien sa réputation. Quel beau restaurant. Les plats sont servis sous forme de tapas, formule que j'adore. Surtout quand on est deux à table. Mais là, je sais, je suis loser et seul, pas grave, je vais en prendre cinq quand même.

Bin non, je prends trois plats: Des langues de canard, des brocolis grillés cuits au feu de bois et un cou de chèvre braisé.

Les trois sont absolument fantastiques. Je n'ai pas fait le tour de l'offre à Chicago, mais ce restaurant mérite sa réputation. Il y a eu un seul accroc pour mon repas. C'est léger, ça arrive. On m'a d'abord servi les langues comme si c'était une entrée puis à peine 2 minutes ensuite, le brocoli. Mais par la suite, je dois bien avoir attendu un bon 20 minutes avant de recevoir le cou. Il y a clairement eu un problème en cuisine. Le serveur m'a offert un verre en attendant, mais je buvais déjà un verre de rouge et Rutilante ne connait pas le chemin du retour. Alors j'ai dit merci, mais non merci. Tout était vraiment très bon. Je verrais ce restaurant n'importe quand à Montréal. Il se retrouverait à l'instant parmi le top 10. J't'l'recommande.

En revenant, j'ai joué à un jeu que j'adore: Ça fait maintenant environ 24 heures que je suis à Chicago alors je vais tenter de retourner à ma chambre sans GPS. J'adore ce sentiment lorsqu'on découvre une ville. C'est un peu angoissant et ça prend toujours un certain temps avant de trouver ses repères. Mais quand on les trouve, quel beau sentiment! Je me suis promené amplement sous les structures du train du CTA. Chicago est traversée par des rails de train élevés et les véhicules peuvent se promener sous la structure. Ce n'est pas pareil bien sûr, mais on le sent très bien dans le jeu Watch Dogs d'Ubisoft. En fait, je trouve ça très amusant de me surprendre à plus ou moins reconnaitre des endroits en me promenant. C'est une impression trompeuse, bien sûr, mais c'est aussi un peu troublant comment les jeux d'Ubisoft sont réalistes. En principe, j'aurais dû prendre environ 30 minutes me rendre à la chambre, là, j'ai mis un peu plus de 60 minutes. Pas mal. Mais j'ai vraiment fini par retrouver mon chemin. Bin cool.

Dodo tôt. J'aime un peu plus Chicago, oui, j'y reviendrais, mais demain, je veux tout de même partir tôt afin de rallier Naubinway le plus tôt possible. C'est une bonne balade.

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