02 février 2012
à 11h23
Du billet de Sylvain et de Stéphane
On dirait bien que ces jours-ci, je lis des billets de blogue et que je me prends à avoir envie d'y participer autrement que de simplement laisser un commentaire sur Facebook et cie ou directement sur le blogue. Je pense qu'il faut voir ça comme une tentative de concentrer mes interventions à un seul endroit: mon blogue. L’éparpillement des médias sociaux me tanne un peu finalement.
Sylvain a publié un texte hier soir et ce matin, Stéphane attrape la balle au bond en frappant gentiment dessus. À mon tour de donner un petit coup juste pour le plaisir, après tout, j'aime ça parler avec des gens intelligents alors pourquoi pas?
Pour moi, l'adage «L'union fait la force» est un principe de base en société. Les syndicats l'ont prouvé à maintes reprises. Chacun pour soi, les travailleurs ne peuvent jamais faire valoir leur point de vue. Ensemble, ils ont un rapport de force. Une fois énoncé ce principe, je ne nie pas que les syndicats ont du ménage à faire dans leurs méthodes. Là où je me positionne clairement à gauche, c'est que contrairement aux gens de droite, je ne crois pas que l'on doive éliminer les syndicats. Ça serait comme jeter le bébé avec l’eau du bain. Rien n'est plus évident à mes yeux.
Être de gauche ne signifie pas être contre les entrepreneurs, mais plutôt être pour l'égalité et la dignité pour tous. Je n'ai aucun problème avec le fait que l'état gère les casinos, au contraire! Il faut simplement aller à Las Vegas pour voir comment l'entreprise privée gère le tout... Au moins, en ce moment, l'argent retourne à la société, les joueurs compulsifs ont plus de ressources, et cetera. Je ne dis pas que c'est parfait, mais je suis convaincu que c'est moins pire. C'est déjà ça. Même chose pour Hydro-Québec ou la SAQ. On ne se souvient pas comment c'était le bordel avant la nationalisation de l'électricité! C'est le gouvernement qui est venu faire le ménage et jamais, je n'y crois pas un seul instant, jamais l'entreprise privée ne l'aurait aussi bien fait. De nos jours, une preuve de ce que j'avance est comment il est toujours difficile d'avoir un bon accès à Internet partout au Québec… L'entreprise privée est seulement intéressée par le profit et non par un service égal à tous. Bonne chance pour un accès potable si tu demeures dans un petit village en Estrie… C'était comme ça pour l'électricité avant que l'état s'en mêle. Et je tiens à rappeler comment Bell, une entreprise privée, a reçu d'énormes subventions pour s'assurer que son réseau passait partout, même dans les rangs reculés des environs de Rigaud. Si si. Aaahh! Tiens, c'est drôle, des subventions afin de permettre un service égal à tous. Comment pouvons-nous être contre ça? Je me le demande bien. Pour la SAQ, j'aime bien que les taxes perçues retournent dans le système. La SAQ est bien gérée et profitable. Il y a toujours place à l'amélioration mais je préfère toujours voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Le $$$ nous revient plutôt que d'aller dans les poches de quelques actionnaires. L'avantage me semble indéniable, mais bon, c'est mon point de vue.
En ce qui concerne le libertarianisme, j'aimerais simplement rappeler que la crise financière américaine a été principalement causée par le manque de réglementation et le «moins d'état». Cette crise a eu des répercussions sur la planète entière. J'y réfléchirais à deux fois avant de promouvoir un tel système. L'histoire enseigne bien comment le manque de rigueur du capitalisme pur et dur mène immanquablement au désastre. La crise de 1929, on s'en souvient? Et celle des années 80 ? Et celle de l'an passé aux États ? Elles ont toutes été causées par la même raison: l'avarice de certains et le manque de contrôle par l'état.
Nous l’avons vu récemment: les baisses d’impôts aux entreprises n’ont pas provoqué des investissements plus grands ou plus d’embauches. Cette méthode ne donne pas de bons résultats et au final, elle profite uniquement aux actionnaires et aux dirigeants d’entreprise. je suis farouchement contre un tel principe.
Pour ma part, le texte de Sylvain me rejoint entièrement. Je suis un entrepreneur et je le dis ouvertement: je considère que mon entreprise ne paye pas assez d'impôts vs les travailleurs. Il est temps que ça change, car pendant que les entreprises engrangent les profits gargantuesques, les travailleurs se demandent s'ils auront toujours une pension à la retraite. Sommes-nous bien en 2012? Parfois, je me le demande...
02 février 2012
à 12h15
Stéphane Guérin (http://www.stephguerin.com):
Salut!
Merci pour la mention et l’apport d’opinion intelligent.
3-4 petites choses:
1- Je frappe la balle, mais pas Sylvain, c’est bien ça que ça dit n’est-ce pas? ;)
2- Je suis pas contre les syndicats, au contraire. Ils ont prouvé leur utilité voilà déjà longtemps. Mais je suis contre leur débordemment au même titre que je suis contre les abus d’employeurs. Un syndicat doit-il dire à ses membres pour qui voter? Si oui alors une direction d’entreprise peut-elle faire la même chose? Et pourquoi les syndicats ne dévoilent pas leurs états financiers au même titre qu’une entreprise publique? Bref, trop c’est comme pas assez. Ils défendent leurs intérêts comme le patronat, mais ça doit se passer avec les mêmes règles pour tous.
3- « L’histoire enseigne bien comment le manque de rigueur du capitalisme pur et dur mène immanquablement au désastre. ». Et la rigueur du socialisme? L’URSS et les pays de l’Est, le régime nazi, Cuba, la Corée du Nord, la Chine avant de libéraliser leur économie. Tous des beaux exemples de réussites sociales… La solution doit bien se situer quelque part entre les deux. Parlons des pays scandinaves où l’économie est beaucoup plus libérale qu’ici tout en ayant d’excellentes mesures sociales.
4- Quelle entreprise qui fait des profits gargantuesques a un problème avec son fond de pension? C’est au contraire, le problème de celles où ça va mal. Par exemple où un travailleur avec une 3e année gagne 95 000$...
5- Si ton entreprise paie plus d’impôt, tu vas investir quel argent pour innover et créer plus d’emplois? Faut pas oublier que les entreprises font des profits oui, mais redonnent beaucoup en salaires et avantages. Les banques qu’on aime démoniser, c’est 300 000 emplois au pays bien rémunérés! Hausse les impôts et plusieurs de ces emplois disparaîtront. Est-ce vraiment mieux?
02 février 2012
à 12h33
Alex (http://www.alexlauzon.com/):
1- Oui, on ne frappe que les balles svp! :-)
2- On se rejoint. Je suis pour un dépoussiérage des syndicats. Aucun problème avec ça et on s’entend qu’ils ont leur utilité.
3- Excellent point, mon exemple était trop dur et ta réplique est parfaite, je l’admets. Je suis évidemment d’accord que le communisme actuel en Chine ou en Corée est inacceptable. Une solution entre les deux me semble également le meilleur choix.
4- Il a été démontré que les entreprises engrangent de plus en plus d’argent et qu’elles le gardent scrupuleusement. Un exemple: Apple a des milliards en banque. Mon point est qu’une partie de cette argent devrait retourner à la société ou aux employés sous forme de bonus salarial ou je ne sais quoi. Je ne prétends avoir la solution mais le système actuel ne me semble pas au point et il y a sûrement place à l’amélioration.
5- Comme je disais, la corrélation entre les deux n’a jamais été prouvée. Une entreprise qui a besoin de plus de main-d’oeuvre trouvera le moyen d’embaucher davantage, je n’ai aucun doute là-dessus. Plus de ventes = plus de sous = plus de moyens pour engager, même si le taux d’imposition est à 25% au lieu de 18%. Pourquoi est-ce supposé marcher dans un sens et pas dans l’autre? Si on baisse les impôts, on le voit bien que ça ne stimule pas les emplois et l’innovation, donc les augmenter ne devrait pas avoir d’impact non plus, n’est-ce-pas?
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02 février 2012
à 13h13
Daniel Lepage:
On ne se connaît pas, mais si je peux me permettre tout de même un petit commentaire M. Guérin concernant le point 5 sur les banques… Les banques c’est 300,000 emplois certes… Mais si elles paient plus d’impôts, elles vont couper des emplois pour la simple et UNIQUE raison qu’elles ne voudront pas perdre un sous de leur DÉMONIAQUE profit qui dépassent tout entendement. On aime les démoniser pour la simple raison qu’elles représentent l’exemple le plus pertinent de profits excessifs dans notre société. Du reste, c’est une véritable vache à lait pour les hauts dirigeants de ces entreprises qui se paient en plus de salaires astronomiques des bonis des plus extravagants… Et encore! S’il n’y avait que les banques… Malgré leur participation “citoyenne” lors d’événements comme le Tennis Rogers par exemple, ces entreprises n’ont strictement rien à voir avec le concept de “bons citoyens corporatifs”... De grâce, un peu de sérieux!
02 février 2012
à 13h49
Stéphane Guérin (http://www.stephguerin.com):
Désolé, je n’achète pas ça. Démoniaque profit, allons donc! C’est de la démagogie. Oui, elles font du profit et puis? Qui vous oblige à donner votre argent à une banque? Si ça vous déplait, allez dans une Caisse Coop Desjrdins, non?
Ha mais attendez, Desjardins n’a de Coop que le nom de nos jours avez tous les frais qu’elles me chargent. J’ai une ristourne vous direz? Ce n’est pas différent de si j’achetais des actions de la RBC et que je recevais des dividendes.
Pourtant, on entend jamais parler de la méchante Caisse Pop.
Sinon serions-nous mieux de nous débarasser des grandes entreprises? Peut-être, mais aussi bien dire adieu aux bonnes rémunérations. Tous égals dans la pauvreté quoi. Voir http://www.antagoniste.net/2011/03/30/les-ptits-pains-de-quebec-solitaire/
02 février 2012
à 16h39
Daniel Lepage:
Vraiment n’importe quoi… “C’est de la démogagie”. Ce qui me passionne souvent avec les tenants de droite qui chérisse tellement le fabuleux système en place, c’est cette capacité de dire absolument n’importe quoi et ce avec conviction… Les profits astronomiques des banques, c’est de “la démagogie”... Avez-vous déjà regarder un rapport annuel de banque? Ou simplement, lisez-vous les journaux?
Pour ce qui est de Desjardins, je peux vous rassurer je suis chez Desjardins et c’est vrai que tous les frais que Desjardins charge à votre petite personne, sont semblables à ceux des banques. Mais la réalité c’est que les profits ne vont pas dans les poches de quelques individus richissimes et ça c’est indéniable… (à moins que ce ne soit encore de la démagogie à vos dires). Il en est de même pour Hydro-Québec…
Et s’il n’y avait pas de banques? Il y aurait une banque centrale et ça ne changerait rien aux emplois ni à vos frais du reste
02 février 2012
à 22h50
Stéphane Guérin (http://www.stephguerin.com):
ReBonjour!
Démagogie, c’était pour qualifier votre terme “démoniaque”. Astronomique, ça, c’est relatif. Savez-vous ce qu’est le rendement sur actif? C’est certain qu’une banque qui gère 100 MM$ d’actif fera des milliards de profits. Autrement, son rendement serait médiocre. Au même titre que si vous placez 10 000$ dans un réer et que celui-ci ne rapporte que 10$, vous seriez déçu. Non?
Bref, astronomique ne veut pas dire démoniaque.
Puis, je le répète, achetez des actions de la RBC et vous aurez un dividende au même titre que nous avons des ristournes ches Desjardins.
Et le plus comique dans tout ça, si vous avez des fonds commun de placement, vous êtes probablement actionnaire d’une banque canadienne qui remplit votre fond de retraite avec leurs astronomiques profits démoniaques. Et oui, les gens de la gauche ont aussi des placements dans des entreprises démoniaques! ;)
Puis, que Monique Leroux fasse 2 M$ chez Desjardins, ça vous choque moins que le PDG de la Banque Nationale qui en gagne 5.7 M$? Ne devrait-elle pas gagner 120 000$ pour être plus proche de la plèbe que nous sommes?
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/services-financiers/201104/05/01-4386808-desjardins-la-remuneration-de-monique-leroux-frise-les-2-millions.php
03 février 2012
à 10h06
Daniel Lepage:
Juste une petite note sur Desjardins et ensuite je vais débarquer à la prochaine station…
Je ne nie nullement que Desjardins en tant que fonctionnement et tarification pour tout le monde soit du pareil au même, je ne suis pas aveugle. Mais reste, que dans les faits c’est une Coopérative et non une entreprise privée. Ce qui demeure de toute évidence une différence majeure… Il en est de même pour la SAQ ou encore Hydro-Québec… ce n’est pas pcq nous payons les mêmes prix pour les services, que l’“entreprise” n’est pas différente de par son fondement.
03 février 2012
à 14h22
Stéphane Guérin (http://www.stephguerin.com):
Je ne vois toujours pas la différence entre acheter une part sociale puis avoir une ristourne en fonction de l’argent que j’ai dépensé à l’intérieur de la Coop et acheter des actions d’une banque et de recevoir des dividendes.
Si les frais étaient nettement plus avantageux, ok, mais actuellement, la différence est uniquement le coop dans le nom.
Ce fut un plaisir. À une prochaine!
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