Je suis Alex Lauzon

01/02/2017
à 13h30

Pourquoi bloguer?

Stéphane a publié un texte qui rejoint en partie ma réflexion. Puis Clément en a publié un avec lequel j'ai des atomes crochus. Et finalement Debbie en publie un qui m'interpelle également. Coudonc, jasons blogue en 2017.

J'ai très souvent publié d'abord pour moi. Parce que je m'amuse beaucoup en le faisant. Pour pratiquer. Pour raconter. Pour sortir des patentes qui font leur gym quotidien dans ma tête. Pour moi, la traduction «carnet» a toujours été une meilleure traduction que le mot «blogue»; d'où la catégorie carnet-roman où je racontais des anecdotes personnelles romancées (ou pas, c'est mon privilège de connaitre le vrai du faux dans ce type de billet. Mouah!).

Au début, je l'ai fait pour publier des liens et petites réflexions courtes à propos des logiciels que j'utilisais, des outils web qui me semblaient intéressants. Je voulais garder tout ça à un endroit unique, facile d'accès et dans lequel je pourrais chercher plus tard. Je voulais aussi publier des billets répondant aux mêmes questions qui me revenait souvent: «Alex, c'est la St-Valentin, je veux sortir ma blonde, je vais où?» (ce à quoi je répondais invariablement à L’Axe sur St-Denis. Bin quoi?!), «On a mangé l'autre jour chez toi. C'est quoi ta recette?»

Par la suite, je me suis laissé prendre au jeu du lectorat plus ou moins nombreux jusqu'à ce que ça m'emmerde pas mal beaucoup. J'ai laissé le blogue pendant des années pour toutes sortes de raisons, la principale étant que je n'avais plus envie de gérer les réactions et le format m'ennuyait un peu. C'est à ce moyen que j'ai réalisé à quel point j'aime que mon carnet soit une conversation à sens unique. Je publie, tu lis peut-être, probablement pas, on passe à autre chose. Tant mieux si tu as aimé ça, mais ça ne m'intéresse pas de le savoir via un système de commentaire. C'est pourquoi j'ai fermé la fonctionnalité et je ne l'ouvrirai plus jamais. J'ai écrit quelque chose qui t'interpelle? Publie un truc sur ton blogue, dans ton cercle FB, peu importe ce qui fait flotter ta barque.

Voici quelques années, j'ai voulu y revenir. Je me suis fait des maquettes avec tout plein de fonctionnalités, des calculs simples qui changent l'aspect graphique selon l'heure, la date, la température et la position géographique du lecteur. Un module qui espionne le visiteur (anonyme, on s'entend) dans ses moindres faits et gestes en gardant une trace de toutes ses interactions. Juste pour m'amuser avec les outils disponibles. J'ai donné tout ça à un ami designer graphique, il m'a fait de superbes maquettes, je les ai intégrées, testées, publiées sur un serveur de staging, je me suis même fait une petite app iOS afin de publier facilement un statut rapide (comme on fait sur FB / Twitter) puis je n'ai jamais déployé. Pouet. J'avais créé une patente bien trop grosse pour rien. Trop de sections, trop d'outils, trop de tout. Ça s'est emballé mon affaire. Je vais peut-être récupérer quelques idées parmi le lot et me faire une nouvelle version un jour. Ce qui veut probablement dire jamais.

J'ai, depuis longtemps, moi aussi envie de récupérer mon identité virtuelle et de la concentrer sur mon carnet. Pas pour le «branling personnel». Ça, je m'en fous pas mal. J'ai rien à vendre. Plutôt que de publier un statut FB d'une ligne ou deux, je voudrais plutôt le publier sur mon blogue et ensuite le partager ailleurs. Mettons, par exemple, le #beeroclock. J'aime ça utiliser ce mot-clic pour publier une réflexion nounoune, un jeu de mot ou une pensée. Ça fait des années que je le fais, récupérer tout ça sur FB est possible mais ce n'est pas aussi flexible que de simplement avoir le tout dans une base de données sur mon serveur. En 2017, je désire vraiment publier d’abord sur mon carnet. On verra pour la suite.

En attendant, on se voit au Yulblog tantôt?

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