Je suis Alex Lauzon

27/07/2013
à 12h57

A beef in the valley - Jour 16

Journée tranquille. Grô farnientage sale. Ça me donne le temps de penser à Ze projet.

Ze projet, c'est un truc du genre «on-jase-là». Ça ne se fera pas, mais on peut quand même l'imaginer. Évidemment, c’est un restaurant. Je l'ouvre à SF bien sûr.

Ça prend un très grand local avec sous-sol ou 2e étage, probablement les deux. Idéalement, un vieux commerce sur le bord de fermer ses portes comme le magasin de disques sur Haight. Mettons. Ou sinon, un bâtiment sur Valencia ou Guerrero entre la 14th et la 22th. Ça prend de l'espace parce qu'on va en faire des choses dans ce restaurant. Ça prend aussi un toit plat. On va avoir de très grosses rénovations à faire, car la devanture doit être refaite ainsi que tout l'intérieur. La décoration doit absolument être unique et superbe.

Mais avant de parler rénovation, on y sert quoi à ce restaurant? De la poutine évidemment. De la poutine de luxe faite avec des ingrédients de première qualité à un prix abordable. SF est si chère. Si tu vends un bon produit à prix raisonnable, ça ne peut que fonctionner et être hautement rentable. Les patates, ça coute trois fois rien. De belles frites cuites dans le suif et non dans l'huile, des crottes de fromage faites sur place à partir du lait d'un fermier local et une sauce brune sans farine là, je veux du vrai fond de veau pour faire une véritable demi-glace et non un gravy poche. Faudra donc trouver un fournisseur en os de veau. Une dizaine de recettes différentes devrait faire le travail pour les choix de poutine.

Ensuite, on sert des déjeuners. J'ai une bonne idée de ce que je voudrais, mais pour illustrer facilement, disons que ça ressemble à Régine sur Beaubien. Le restaurant ouvre tous les jours à 7h. Il y a un coin «café» pour ceux qui veulent se prendre un latte avec un MecMuffin, révision personnelle du célèbre sandwich-déjeuner. Tu peux manger ça sur place ou prendre pour emporter, c'est comme tu veux. Sans l'ombre d'un doute, on torréfie nos graines de café. Je devrais pouvoir trouver de la place dans le local pour la machine. Ou sinon, au pire, au pire des cas, on sert le café de Sightglass.

On a aussi un bar qui sert des cocktails comme ceux servis chez Little Fork à LA ou à l’Assomoir à Montréal. Évidemment, on peut manger au bar si on veut. Ça prend un bar comme celui de l'Express, bien sûr. Bin quoi? J'ai dit qu'on jasait non? Comme ça, le restaurant peut facilement fermer à minuit ou même plus tard. En fait, je me risquerai même à ouvrir 24h. Je ne sais pas si la faune qui vieille tard à SF a faim à la sortie des bars, mais si on peut remplir, au petit matin, le restaurant comme la Banquise le fait, c'est assurément payant.

Pour le liquide fermenté, à part les cocktails, on sert aussi de la bière brassée maison, illustration de comment ça doit être fait: Dieu du ciel et rien de moins. Faut pas oublier hin: j'ai dit que ça allait prendre un très grand local. Côté vin, on ne sert que des vins européens. Désolé pour les producteurs locaux. Je pense que l'idée est bonne d'être LA place à SF pour boire un vin autre que californien.

Bien sûr, au menu, il n'y a pas juste des déjeuners et de la poutine. On sert aussi d'autres plats du genre un excellent mac'n'cheese, un vrai croque-monsieur et cie. Ce genre de choses. Rien de fancy mais tout en qualité et en produits locaux. On a aussi une carte de dessert à faire mourir à vue un diabétique (genre pâtisserie Rhubarbe) et une mini-boulangerie qui produit les muffins anglais et le pain nécessaire pour les besoins du restaurant. Si Guillaume peut faire un pain hallucinant dans son espace restreint, on est capable de faire pareil. Donc, ça ne prend pas de trop de place pour le bénéfice que ça apportera.

Sur le toit, on fait 2 choses: un jardin pour les épices, salades et autres légumes pour le restaurant et une terrasse pour les clients. Un exemple? Bébé fafa: Joe beef (Faire défiler la page pour voir l'image).

Ceci est un premier jet évidemment. Ça se pourrait que je rajoute des idées…

J'aurais donc besoin d'un chef cuisinier, d'un boulanger qui fait aussi la pâtisserie ou un pâtissier qui fait la boulangerie, je ne suis pas regardant de l'ordre, d'un barman, d'un torréfacteur et d'un brasseur. Le tout en modèle coop. Tous les employés sont propriétaires et partagent les revenus. Du plongeur jusqu'au maître d'hôtel.

C'est l'fun rêver. Tout le monde vient à SF pour travailler en techno ou dans une start-up, mais ce monde-là, ça mange parfois, non?

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