Je suis Alex Lauzon

21/07/2013
à 10h41

A beef in the valley - Jour 10

Lever plus tard que prévu. Fresno est chaude, même à 10h le matin. Achat de lunettes de soleil pour Chirie et dîner au McDo du Walmart. La grande classe. On quitte Fresno par la 99 en direction sud. LA, on arrive.

La route est belle, le ciel est bleu, les champs sont nombreux et à perte de vue. Du raisin, des nectarines, des abricots et des framboises. On roule pendant environ 1h45 avant d'arriver au pied d'une chaîne de montagnes. De loin, les montagnes ressemblent à des d'immenses dunes de sable, mais en s'approchant, on constate que c'est la végétation qui est jaune. Il y a un feu de forêt. Les autorités sont sur place et tout semble sous contrôle. Traverser les montagnes prend un bon 30 minutes.

Arrivée à LA, nous sortons sur Hollywood boulevard, direction les studios de Paramount. On arrive trop tard, le dernier départ du tour guidé était à 14h et il est 14h30. Dommage, on continue notre chemin et on se stationne sur une petite rue commerciale plutôt mignonne, restos branchés et blablabla. Je noie ma peine d'être arrivé en retard dans un café chez Starbuck's pendant que Chirie nous prévoit un itinéraire. En sortant du café, on croise un commerce qui vend des beignes. J'entre y manger mon émotion d'être à Los Angeles avec un beigne caramel fleur de sel, un beigne vanilla sprinkle et un cupcake au chocolat.

On prend la bagnole et on se dirige vers Capitol Records, bâtisse ronde comme une pile de 45 tours (si si). C'est beau, mais bon, ça lui ferait du bien de se rafraîchir la peinture un peu. Enfin, c'est peut-être un signe du déclin de leurs profits ces dernières années. L'une des ramifications du Walk of Fame débute devant l'immeuble et ça commence bien: les noms des 4 Beatles sont là. Prosternation et recueillement devant l'étoile de John. Certains vont à Jérusalem en espérant marcher là où le Christ a fouillé le sol. Pfff, moi, je me penche et embrasse la tuile en espérant que John a mis le pied dessus.

On marche sur Hollywood blvd, passe devant un célèbre restaurant, le Musso & Frank Grill, continue jusqu'aux anciens studios de Charlie Chaplin, qui sont magnifiques, marche encore, voit des églises, des théâtres, beaucoup de crap et de pas-beau sur Hollywood blvd, à peu près tous les super-héros sont présents, Cendrillon, Minnie, Donald Duck, name it. Sont tous là, près à faire des pirouettes pour nous. Y'a même Elvis qui est revenu d'entre les morts pour nous chanter la pomme sur le trottoir. On termine ça en beauté avec le Hollywood Athletic Club sur Sunset ave. Superbe bâtisse qui détonne avec ses alentours.

Cette portion de L. A. est comme Las Vegas. Des rues pleines de tocs avec en arrière-scène, des espaces vacants et sales, des rues désertes avec maisons mal entretenus à perte de vue.

En retournant à la voiture, on croise un resto qui semble rigolo: le littlefork, on entre et on demande si on peut prendre un verre. On nous invite au bar. La liste de cocktail est inspirante ainsi que le menu, qui nous laisse un peu bouche bée: plusieurs références très nettes à Montréal! De la poutine, des épices à steak Montreal-style, du sirop d'érable à plusieurs endroits et sur 3 bières offertes en fût, l'une d'elles est la Fin du monde d'Unibroue... Chirie et moi, on se regarde, on rit. Et là, sur le mur de biais à nous, on voit des photos qui nous coupent le souffle: Maurice Richard, Guy Lafleur, Jean Béliveau, des Canadiens avec la coupe Stanley dans les mains. On capote. Mais encore plus hallucinant, à côté des photos des joueurs du Canayen, on en voit autant des joueurs des Bruins! Woh. Là, on se demande sérieusement qui est le propriétaire de la place. Au départ, on le croyait Montréalais. Mais maintenant, c'est impossible qu'il aime à la fois Canadien et Bruins.

On commande un coquetel, une poutine (bin quoiiii??) pour moi et des huîtres pour Chirie. Les drinks sont excellents, la poutine est bonne (je ne suis pas un amateur de gravy un peu farineux alors de ce côté, c'est moins réussi. Mais un gros A+ pour le restant du plat). Les huîtres, je ne saurais dire, Chirie a tout englouti. Ça doit être signe que c'était bon.

On jase avec le barman qui nous apprend que c'est le chef qui est à l'origine des plats montréalais. Celui-ci est venu à Montréal pour essayer plusieurs restos et prendre quelques idées. Il a aussi fait le tour de la côte Est américaine pour s'inspirer. Faut croire que tout ce qu'il y a trouvé, ce sont de vieilles photos des Bruins. Hon. (Mise à jour: ok, le chef vient de Boston. En regardant le menu plus attentivement, je remarque plusieurs trucs qui viennent de la Côte Est des États-unis. Donc, marque finale, c'est plutôt 1-1...)

Retour à la bagnole. On se rend au restaurant le Canter's Deli pour le vrai souper. C'est un delicatessen jusque dans les moindres recoins. Tout est très bon si on aime ce genre de snack. Moi, j'adore. Ça termine vraiment bien la soirée. Direction, l'hôtel aux limites de Santa Monica. Environ 225 miles aujourd'hui. Malibu, on arrive.

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